10 ans après Tiguentourine : Sonatrach envoie un message fort aux investisseurs

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10 ans après Tiguentourine : Sonatrach envoie un message fort aux investisseurs

Par Abdellah B.

Tous les sites énergétiques en Algérie sont sous «haute sécurité», a affirmé le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, dimanche.

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la menace sécuritaire qui plane sur les zones pétrolières et gazières dans le monde et l’infrastructure de canalisation qui est exposée à des risquent d’attentats ou d’attaques, comme ce fut le cas il y a quelques mois en Arabie Saoudite.

La déclaration d’Arkab se veut un gage d’assurance du premier responsable du secteur de l’énergie en Algérie, à d’éventuels investisseurs étrangers pour leur dire que la dégradation de la situation dans les pays voisins de l’Algérie n’aura aucun impact négatif sur la stabilité du pays.

En d’autres termes, la menace sécuritaire ne se pose plus en Algérie, dix ans après l’attaque de Tiguentourine qui a servi de leçon.

Depuis, l’Algérie a fourni d’importants efforts pour la modernisation des systèmes de «sécurisation» des sites énergétiques.

Sur ce point, le PDG de Sonatrach affirme que «le dispositif de sécurité de Sonatrach a évolué depuis l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine le 16 janvier 2013», rassurant qu’aujourd’hui «tous les sites énergétiques de Sonatrach sont totalement sécurisés» et que «l’amélioration continue de l’efficacité de ce système représente un enjeu permanent au sein du groupe».

En fait, l’Algérie a tiré l’enseignement de cette affaire et continue à mobiliser tous les moyens sécuritaires humains et matériels avec le concours des militaires pour la sécurisation des frontières et ne laisser aucune brèche à des groupes terroristes pour mener leurs attaques sur le sol algérien contre des sites pétroliers et gaziers en particulier.

Selon le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, le groupe travaille en forte collaboration avec l’armée et les services de sécurité «pour assurer la sécurité totale des installations, les sites industriels et les canalisations».

En d’autres termes, l’importance de la sécurisation des sites énergétiques est une problématique internationale, mais en Algérie la situation est désormais maîtrisée.

Resserrer l’étau au niveau des frontières Sud et renforcer la sécurité des zones pétrolières

La sécurisation des sites énergétiques passe inéluctablement par le renforcement de contrôle au niveau des frontières avec les pays voisins.

Sur ce point, l’Algérie a déployé d’importants dispositifs militaires au niveau des frontières d’une longueur de plus de 6000 km qu’elle partage avec des pays dont la situation sécuritaire est jugée critique en raison de la présence de groupes terroristes.

Des moyens techniques de contrôle ultrasophistiqués ont été mobilisés pour la sécurisation des frontières et faire face à d’éventuelles attaques djihadistes qui prennent pour cibles les zones pétrolières et gazières. Pour ce qui est de la sécurisation des zones pétrolières et gazières par Sonatrach, Hakkar affirme que la compagnie a mobilisé une enveloppe financière d’environ «400 millions de dollars» à cet effet.

«Sonatrach a adopté une nouvelle stratégie de protection en accord avec les hautes autorités du pays pour protéger les installations énergétiques névralgiques, tant d’un point de vue opérationnel qu’en termes de mise à jour et de modernisation des systèmes technologiques de télésurveillance», a-t-il affirmé.

Enfin, la résolution de la question sécuritaire et la stabilité du pays auxquelles s’ajoute la révision des textes de loi régissant l’investissement dans le secteur des hydrocarbures pour rendre le marché algérien plus attractif à l’international offrent d’importantes opportunités aux investisseurs étrangers qui désirent intégrer le marché algérien.