4 stewards d’Air Algérie objet d’un mandat d’arrêt en France

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Air Algérie

Quatre stewards de la compagnie Air Algérie font l’objet d’un mandat d’arrêt pendant qu’un autre est mis en examen et placé sous mandat de dépôt, alors que les investigations se poursuivent sur commission rogatoire en France, en Algérie et au Luxembourg, suite au démantèlement d’un vaste réseau de vol et acheminement en Algérie de téléphones portables.  

«Les enquêteurs de la sûreté départementale d’Ille-et-Vilaine viennent de démanteler un vaste réseau de recel de téléphones portables», a indiqué vendredi France bleu, ajoutant que «les smartphones étaient dérobés à Rennes et dans plusieurs autres villes, avant d’être acheminés vers l’Algérie». Le média qui rapporte l’annonce qui a été faite vendredi dernier par le  procureur de la République de Rennes Philippe Astruc dans un communiqué, rappelle que «tout commence à l’été 2020, lorsqu’une vague de vols avec violence, de téléphones et de bijoux touche les rues du centre-ville de Rennes. Les auteurs sont majoritairement de jeunes adultes « en errance » ou des mineurs, souligne le procureur».  

Des téléphones acheminés vers l’Algérie

Et d’ajouter : «Une enquête préliminaire est alors ouverte, pour tenter de prouver l’existence d’un réseau. Les enquêteurs de la sûreté départementale d’Ille-et-Vilaine découvrent alors une filière, basée dans le Val de Marne, qui récupère les smartphones depuis Rennes, mais aussi de Paris et de la Normandie, avant de les envoyer en Algérie».  En mettant en exergue la complicité de stewards pour transporter les téléphones volés, le média français rappelle que «le 7 octobre, les policiers organisent le coup de filet : quatre personnes sont interpellées et mises en examen. Trois d’entre elles, dont celui qui est soupçonné d’être à la tête du réseau, sont placées en détention provisoires». Aussi, «lors des perquisitions, des dizaines de téléphones sont saisis, mais aussi des ordinateurs et une Maserati. Le lendemain, un steward franco-algérien est arrêté à son arrivée à l’aéroport d’Orly. Il est soupçonné d’avoir, grâce à son métier, réalisé plusieurs transports de téléphones entre la France et l’autre côté de la Méditerranée. Mis en examen, il est placé sous contrôle judiciaire. Quatre autres stewards de la compagnie Air Algérie font eux l’objet d’un mandat d’arrêt». « Les investigations se poursuivent, sur commission rogatoire en France, et auront vocation à se prolonger » en Algérie et au Luxembourg (l’homme soupçonné d’être à la tête du réseau ayant une carte de résident luxembourgeois)», indique le procureur de la République cité par la publication, avant de conclure que «les  mis en examen encourent jusqu’à 15 ans de prison». Cette nouvelle affaire fait suite à celle annoncée le 20 septembre dernier par la compagnie Air Algérie qui a fait état via un communiqué de presse, de l’arrestation d’un membre de son personnel navigant commercial à l’aéroport de Paris Orly. Il s’agit d’un steward qui a été arrêté en possession de «substance prohibée», a indiqué Air Algérie qui a évoqué la possibilité de se constituer partie civile dans cette affaire pour pouvoir accéder au dossier.

  1. R.

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