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Abdelkrim Touahria, ambassadeur d’Algérie à Rome : «On peut envoyer jusqu’à 30 milliards de m3 de gaz à l’Italie»

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Il est clair que depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine et les incertitudes quant aux approvisionnements de certains pays européens en gaz russe, dont l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, l’intérêt est plus porté vers l’Algérie qui se trouve être le premier fournisseur de l’Espagne en la matière, et le second pour l’Italie. Face au risque d’arrêt de l’approvisionnement en gaz russe, la course aux marchés alternatifs sur le front international est engagée, en témoigne le ballet des ministres espagnols et italiens à Alger. L’Algérie est, ainsi, redevenue un fournisseur sûr, après les craintes de ses clients européens de perturbations qu’auraient pu provoquer les soulèvements populaires de février 2019, menant ces derniers à se tourner vers la Russie…  On se rappelle que, jusqu’en 2019, l’Algérie était le 1er fournisseur de gaz à l’Italie avec 26 milliards de m3/an, avant que ce volume ne redescende à 13 milliards de m3/an, pour se stabiliser à 21 milliards de m3 dernièrement. Hier, l’ambassadeur d’Algérie en Italie, Abdelkrim Touahria a déclaré, lors de sa visite à Palerme, que notre pays est «prêt à injecter du gaz en Italie jusqu’à 30 milliards de mètres cubes».

Une déclaration que la presse italienne n’a pas ratée, l’assimilant à un signe clair de l’ampleur de la coopération entre les deux pays qui s’amorce, actuellement, pour parvenir à de nouveaux accords susceptibles d’augmenter les volumes de gaz destinés à l’Italie. Et l’ambassadeur d’Algérie d’ajouter, lors de la réunion au tenue au siège de Confindustria Sicilia : «Nous appliquerons des prix avantageux, la Sicile est déjà stratégique et continuera de l’être».  

Abdelkrim Touahria abordera, également, les questions telles que la collaboration entre les petites et moyennes entreprises du secteur agricole et du tourisme, dans la prévision d’une ère post-pandémique dans un entretien accordé au journal

Comment y arriver

La Repubblica. A la question de savoir comment l’Algérie compte augmenter l’approvisionnement en gaz de la Sicile et de l’Italie, l’ambassadeur algérien répondra en affirmant que «l’Algérie et l’Italie entretiennent des relations dans ce secteur depuis plus de 60 ans, également à travers le rôle d’Eni et de Sonatrach qui travaillent, aujourd’hui, en tant que partenaires dans divers pays du monde. Notre pays est prêt à augmenter le gaz destiné à l’Italie». Il évoquera, au passage, la coopération avec l’Italie et la récente visite du ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio à Alger. Mais le diplomate algérien manifestera son souhait que la guerre en cours s’arrête, et que l’Italie puisse reprendre des contacts avec d’autres fournisseurs, confirmant qu’«il est prévu d’augmenter, à moyen et long terme, le volume de gaz destiné à l’Italie avec une série d’instruments, du doublement du gazoduc Transmed-Enrico Mattei, parvenant ainsi à atteindre la Toscane et la Sardaigne, ou à travers l’utilisation de méthaniers qui peut être envisagée comme c’est déjà le cas avec le gaz à destination de la Sicile qui est le principal débarcadère du gaz algérien. Cela jouera, certainement, un rôle déterminant dans les accords à venir entre les deux pays». Sur les approvisionnements supplémentaires en gaz algérien, au même prix, pouvant atteindre, voire dépasser les 30 milliards de mètres cubes dans les mois à venir, avec une augmentation d’environ 2 milliards de mètres cubes par rapport aux volumes courant, Abdelkrim Touahria confirmera l’information en précisant que «sur les cotations, l’Algérie appliquera des prix favorables à l’Italie, compte tenu de la coopération entre les deux pays».

B. A.

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