Abdelmadjid Khobzi. Chargé de la filiale dattes à l’Anexal : «La production a été très généreuse et son exportation a été une réussite»

0
2346

La qualité des dattes algériennes est très appréciée sur les marchés mondiaux, notamment pour ses produits dérivés qui constituent une matière première pour certaines productions.

PAR NABIL M.

La filière a enregistré une avancée considérable ces dernières années en termes d’exportation, selon Abdelmadjid Khobzi, chargé de la filiale dattes à l’Anexal, qui a affirmé à l’Algérie Aujourd’hui, que « la production de dattes de cette année a été très généreuse et son exportation a été une réussite ». Les exportations des dattes et ses dérivés ont séduit de nombreux clients en Asie ainsi que dans les pays du Golfe, selon notre interlocuteur. « Nos produits sont très prisés dans des pays comme la Malaisie, mais aussi pour les pays du Golfe, dans lesquels la datte algérienne est considérée comme un produit de luxe », a-t-il souligné.

Sur le continent africain, la datte algérienne a aussi eu sa part d’attirance, particulièrement pour ses sous-produits. « Avec les pays d’Afrique, les échanges ont beaucoup bougé cette année pour le troc », a révélé Khobzi, ajoutant que « les produits dérivés de la datte ont connu une forte demande de la part de nos voisins d’Afrique, notamment pour le miel de datte, le sirop, la mélasse, le chocolat et la datte fourrée ».

Forte demande sur les produits dérivés

La forte demande sur la datte algérienne et ses dérivés dans de nombreux pays est une chance pour augmenter la production des entreprises du secteur afin d’arriver à satisfaire la demande en export. Une demande qui ne cesse de s’accroître même en Europe. Selon le représentant de l’Anexal, la demande européenne sur nos produits, qui a connu un ralentissement au cours de ces dernières années, due aux exigences de ce marché très serré en termes de respect des normes, commence à redémarrer.

« Les exigences dans les opérations d’importation en Europe sont moins sévères en raison de la crise économique que connaît le vieux continent », a-t-il expliqué. Pour Khobzi, la crise économique mondiale est une chance pour les exportateurs algériens de se mettre à jour et se positionner dans les marchés mondiaux dans ce secteur. Il ajoute que « la production et la commercialisation des produits dérivés des dattes, notamment l’huile de datte, la mélasse de datte, le noyau et autres, sont des produits très demandés sur les marchés représentant une valeur ajoutée qui peut rapporter gros au pays ».

Des facilitations douanières

Concernant les opérations d’exportations des dattes, beaucoup d’améliorations ont été observées ces derniers temps, selon notre interlocuteur. « Les douanes ont vraiment amélioré leurs services ces dernières années, surtout avec le couloir vert et les facilitations des procédures douanières », a-t-il assuré. Il explique que les procédures administratives se sont simplifiées et l’acte d’exporter est devenu prioritaire aux démarches et mesures administratives.

D’ailleurs, une journée d’information a été organisée hier par la direction générale des douanes au profit des exportateurs des dattes, lors de laquelle il a été mis en avant les facilitations des procédures douanières. Il a été expliqué que les services des douanes permettent aux exportateurs d’entamer les procédures de déclaration douanière d’exportation sans présentation préalable de la marchandise. Ils offrent également la possibilité de déposer les marchandises destinées à l’exportation aux zones de dépôt et aux
dépôts temporaires sous contrôle douanier. En outre, les exportateurs peuvent enregistrer les déclarations douanières temporaires au moment de l’exportation, dans le cas où leurs dossiers sont incomplets, et peuvent utiliser des carnets d’admission temporaire des marchandises dans le cadre des conventions internationales au moment de l’exportation, et en cas de litige, il est possible de reporter leur traitement pour après l’exportation.

Sans oublier le circuit vert qui a été mis en place pour faciliter l’opération d’exportation. Face à cela, Khobzi a affirmé que ces facilitations sont palpables, ajoutant : « Nous avons le
sentiment d’être vraiment des partenaires économiques. »

N. M.