Adolfo Urso, ministre italien de l’entreprise et du «MADE IN ITALY» : «C’est le bon moment pour investir et produire en Algérie»

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PAR ABDALLAH B.

A la recherche de niches de croissance dans un monde marqué par un tarissement de la matière première et la flambée des prix sur le marché international, conjugués à un coût
d’énergie très élevé, le ministre italien de l’entreprise et du made in Italy, Adolfo Urso, juge
que c’est « le bon timing » pour investir en Algérie.

En visite en Algérie, la première sur le continent africain depuis son installation à la tête de ce département, le ministre italien était à la rencontre des ministres de l’industrie, de
l’énergie et du commerce, des secteurs stratégiques qui offrent d’importantes opportunités
d’investissement.

En fait, ces derniers mois, la relation économique algéro-italienne a connu une dynamique jamais égalée, en tirant profit des opportunités qu’offre le marché algérien à travers l’ouverture de plusieurs chantiers dans des secteurs stratégiques et l’adoption d’un arsenal juridique favorisant l’investissement étranger.

En effet, avec le record enregistré en termes de valeurs des échanges commerciaux, les Italiens, qui ont trouvé en l’Algérie un partenaire stratégique dans le bassin méditerranéen, veulent renforcer leur investissement dans plusieurs domaines d’activités, l’énergie, l’agriculture, l’industrie.

Des secteurs que l’Algérie compte développer pour libérer l’économie nationale du poids des hydrocarbures. « Pour l’Italie et pour nos entreprises, l’Algérie est un partenaire stratégique », indique M. Urso à l’occasion de l’ouverture de la 54? édition de la foire internationale d’Alger.

Selon ce dernier, les deux pays peuvent donner une forte impulsion à leur relation économique, en dehors de la question énergétique. Sur ce point, le ministre italien explique que « grâce à la forte relation industrielle et commerciale qui unit nos pays, nous pouvons faire grandir la relation entre l’Europe et la Méditerranée, et donc avec l’Afrique. Nous en
sommes absolument convaincus », indique M. Urso.

«Nos relations nous permettront de construire un pont entre l’Europe et l’Afrique»

Par ailleurs, si la relation entre l’Algérie et l’Italie est en amélioration constante ces dernières années, les opportunités de développement de cette coopération sont d’une importance cruciale pour l’Italie qui cherche à marquer son retour sur le marché africain à travers l’Algérie.

« Nous sommes certains que nos relations nous permettront de construire un  »pont » entre l’Europe et l’Afrique, tel qu’il ressort du plan Mattei », indique le ministre italien.

Dans ce sens, l’Algérie dispose d’importants atouts lui permettant de jouer un rôle important dans le développement de la coopération Europe-Afrique sur le plan économique. Un gisement de la matière première à exploiter, disponibilités de produits énergétiques à plus bas prix, coût bas de la main-d’œuvre, disponibilité de ressources humaines qualifiées, en plus d’une situation géostratégique proche de tous les marchés, auxquelles s’ajoute la volonté politique de s’ouvrir davantage sur l’investissement étranger, ce qui fait de l’Algérie l’une des destinations les plus convoitées par les investissements étrangers en ce
moment, les Italiens en particulier.

C’est que d’ailleurs a confirmé hier le ministre italien de l’entreprise, M. Urso, dans une déclaration à l’agence de presse italienne Nova. Ce dernier juge que « c’est le bon moment pour investir et produire en Algérie, car nos relations ne reposent pas uniquement sur
l’importation du gaz algérien, si important et si significatif pour l’Europe, mais sur des partenariats qui touchent bien d’autres, des secteurs importants pour l’économie de la région ».

A. B.