Air Algérie : sortie de crise ?

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Air Algérie

La gestion de la compagnie nationale aérienne a été pour la première fois évoquée par les pouvoirs publics qui avancent une solution de sortie de crise pour Air Algérie.

Après plusieurs mois d’inactivité, du moins sur sa division passagers, la compagnie battant pavillon algérien a vu ses ressources s’effondrer au point où de nombreux analystes n’hésitaient pas à prédire la faillite d’Air Algérie. Aujourd’hui, les pouvoirs publics semblent vouloir prendre le taureau par les cornes en mettant en place un plan de restructuration de ses activités pour lui permettre de se renouveler en comptant sur ses propres moyens.

5 filiales évoquées

L’intervention hier du ministre des transports, M. Aissa Bekkai donne une première indication sur la ligne directrice que compte suivre le gouvernement  algérien pour la gestion du volet Air Algérie. Selon le responsable n°1 du secteur, «cinq filiales verront le jour et elles seront réparties comme suit : transport de passagers, maintenance, services d’assistance au sol, cargo et catering. Cette démarche permettra, selon lui, «une meilleure maitrise des coûts d’exploitation de chaque entité». A titre d’exemple, le ministre citera la filiale maintenance qui dispose, selon ses dires, «de moyens colossaux au niveau de l’unité de Dar El Beida». Avant d’annoncer que «cette entité a vu sa situation totalement assainie et peut d’ores et déjà entamer son activité avec l’aide de partenaires étrangers pour pouvoir étendre son rayonnement sur la plan régional et africain.»

«Pas question d’aide de l’Etat pour l’instant»

Concernant l’épineux volet de la future filiale transport de passagers, le ministre a tenu à nier catégoriquement l’existence d’une enveloppe financière de l’Etat pour venir en aide à Air Algérie. «La question de l’aide financière a été évoqué uniquement par la presse», dira M. Bekkai. Avant de préciser que  la teneur des discussions entre les responsables de la compagnie et les pouvoirs publics ont plutôt porté sur «la situation financière de l’entreprise, sur ses activités ou alors sur la qualité des prestations de la compagnie». Il n’oubliera pas de souligner les ambitions affichées par les dirigeants de la compagnie qui pourront grâce à cette nouvelle restructuration remettre sur pied Air Algérie.

«Les premiers vols ont soulagé les comptes»

Evoquant la reprise des vols, le ministre a également déclaré que «cela a permis d’améliorer la situation de la compagnie» insinuant que cette dernière devra compter sur ses propres moyens pour retrouver son équilibre financier. Cela augure-t-il d’une reprise plus significative des fréquences que devra effectuer la compagnie ? Le ministre n’évoquera pas le sujet mais il est clair que la limitation administrative du nombre de fréquences ne permet pas pour l’instant mettre en place de cette solution.

N. A.

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