Alnaft va octroyer des licences d’exploration avant la fin de l’année : Les majors américaines dans les starting-blocks

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Hydrocarbures : l’Algérie veut muscler sa production

Par Abdellah B.

L’arrivée des grands acteurs mondiaux sur le marché gazier algérien avant la fin de l’année en cours se confirme d’un jour à l’autre. En fait, après la signature de plusieurs protocoles d’accord dans le domaine de l’exploration et exploitation gazière et pétrolière depuis le début de l’année en cours avec des acteurs de renommée internationale dans ce domaine, l’agence algérienne de développement des hydrocarbures, lancera au «quatrième trimestre de l’année en cours le processus d’octroi de licence d’exploration», rapporte l’agence britannique Reuters citant une source d’Alnaft.

 

Cette nouvelle procédure marquera donc l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché algérien de l’énergie, gazier en particulier. Il s’agit des géants américains Exxon Mobil et Chevron qui viendront en renfort avec le chinois Sinopec et l’italien Eni en matière d’investissement sur le marché algérien des hydrocarbures.

 

En fait, cette nouvelle arrive à un moment où le pays se lance dans l’amélioration de sa production à travers l’encouragement de l’investissement étranger dans l’amont gazier et pétrolier. Une manière de porter à la hausse la production du pays dans les années à venir pour atteindre 200 millions de m3 de gaz pour une exportation de 100 milliards m3 en 2030.

 

Cet intérêt accordé au renforcement de l’activité de l’exploration dans le pays est dicté par plusieurs facteurs dont l’essentiel est celui de l’affirmation de la position algérienne sur le marché énergétique mondial pour de longues années à venir.

 

Une finalité qui ne serait possible que par le renforcement de l’activité de l’exploration, notamment dans des zones jusque-là inexplorées. Cette démarche vise donc à répondre à la forte demande sur le marché européen en particulier qui reste le plus important débouché pour l’énergie algérienne sur le marché international. Ce qui est confirmé par les dernières donnés concernant les exportations algériennes sur le marché européen. Une position confirmée par les dernières données émanant des institutions de l’UE sur les exportations de l’Algérie vers le vieux continent.

 

 

Acteur clé dans la Méditerranée

 

Dans la région de la Méditerranée, l’Algérie s’affirme comme la puissance énergétique. Une position qui ne cesse de se renforcer depuis 2 ans, suite à l’éclatement du conflit Russie-union européenne et qui était à l’origine du basculement et de la réorientation des regards vers l’Algérie. Ce que d’ailleurs a confirmé hier le président de l’agence italienne de régulation de l’énergie (Arera), Stefano Besseghini. Selon dernier, «la Méditerranée n’est pas toute l’Europe mais l’Europe ne peut pas se passer de toute la Méditerranée», affirme-t-il pour démontrer le rôle que joue actuellement la rive sud dans la sécurisation de l’approvisionnement du vieux continent en énergie, le gaz en particulier. Dans ce sens, l’Algérie occupe une place prépondérante dans la résolution de l’équation énergétique européenne et continue à fournir des efforts pour augmenter ses parts du marché dont l’Algérie figure aujourd’hui en tête des pays fournisseurs de l’Italie et l’Espagne en gaz naturel. Durant l’exercice dernier, l’Algérie a fourni pour 25 milliards m3 pour l’Italie via le gazoduc transmed et le GNL. Pour ce qui est de l’Espagne l’Algérie a consolidé son rôle de principal fournisseur de gaz naturel, en juin dernier pour le septième mois consécutif, représentant 45,2% des importations totales, avec 12.936 GWh, devant la Russie (19,9%) et les États-Unis (11,5%), d’après les données rendues publiques hier par le journal espagnol El Periodico.

A.B.