Amélioration du rendement de l’agriculture des céréales : ce que prévoient les autorités

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Mise en place d'une stratégie nationale pour la céréaliculture : 4 ministères, des experts et des chercheurs mobilisés

L’Algérie connait un taux faible de rendement des terres cultivés en céréales nécessitant la prise en charge de cette problématique par les hautes autorités du pays. C’est le Président Tebboune en personne qui a instruit l’exécutif pour accélérer les efforts pour augmenter le rendement des surfaces agricoles dédiées à la culture des céréales.

En effet, lors du dernier Conseil des ministres, le Président Tebboune a donné des instructions claires pour accroitre le rendement de la culture des céréales. Il a même fixé l’objectif d’atteindre la moyenne de 30 à 35 quintaux par hectare afin réussir le pari de la sécurité alimentaire. Par ailleurs, cet objectif est tributaire d’un certain nombre d’actions dont la modernisation et la mécanisation de cette filière.

Mécanisation

C’est dans ce sens qu’une réunion de coordination a été président ce jeudi par le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar. Consacrée à l’installation d’un groupe de travail intersectoriel associant les secteurs de l’Industrie, de l’Agriculture et des Ressources en eau en présence des ministres concernés, la réunion a abordé la question du rendement par hectare du blé et de l’orge, mais aussi l’examen et la réalisation des silos métalliques destinés au stockage de céréales, et à la production des tubes hydrauliques pour les systèmes d’irrigation par aspersion et les serres agricoles.

Afin d’y parvenir à réaliser les objectif tracés par le Président concernant le rendement des cultures de céréales, le ministre de l’industrie, a insisté sur la nécessaire mise en valeur des capacités de production agricole. A ce titre, un accompagnement des agriculteurs en leur assurant la mécanisation agricole nécessaire pour améliorer le rendement figure parmi les priorités de l’exécutif.

Cette mécanisation du secteur agricole est aussi liée à la performance de la production des équipements agricoles par les industriels. A ce propos, les secteurs public et privé sont mis à contribution pour fournir et développer divers types d’équipements agricoles, à l’instar des tracteurs, des moissonneuses-batteuses, des équipements de plantation et de récolte et des pesticides, mais également des équipements d’irrigation, utilisés dans les différentes filières.

L’autre option qui fait partie du plan gouvernemental est d’œuvrer à l’extension des surfaces agricoles, particulièrement celles réservées aux céréales et aux légumineuses. Il faut reconnaitre que les surfaces agricoles exploitées demeurent inférieures au potentiel du pays.

Stockage

Lors de l’installation de ce groupe de travail, qui a eu lieu en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Mohamed Abdelhafid Henni et celui des Ressources en eau et de la Sécurité hydrique, Karim Hasni, mais aussi des responsables des groupes industriels, des centres de recherches ainsi que les offices professionnels, a été aussi consacrée à la problématique du stockage.

Ainsi, M. Zeghdar a appelé, l’ensemble des acteurs à « encourager la synergie entre les entreprises économiques publiques à travers la création de clusters et l’établissement de partenariats gagnant-gagnant, en vue de développer des projets conjoints, et renforcer la capacité de production et de stockage pour une meilleure maitrise des produits agricoles et d’autres produits ».

Il s’agit d’élargir les capacités de stockage du pays des produits céréaliers en produisant et installant des silos métalliques selon les régions productrices mais aussi dans d’autres régions pour renforcer la sécurité alimentaire du pays.