Aoun visite l’usine de scooters et motos SYM de Sétif : «Se tourner vers les fabricants locaux de pièces et matières premières»

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PAR BRAHIM AZIEZ

Lors de sa visite hier dans la wilaya de Sétif, le ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique a marqué sa première halte par une visite de l’unité de fabrication de motocycles et scooters, Algeria HAM Motors. Implantée à Aïn Azel, dans le sud de la wilaya, l’unité de soudure, de peinture et de carrosserie de la marque thaïlandaise SYM est implantée sur une superficie de 2,6 ha et emploie 300 salariés à plein temps.

Ali Aoun, qui inspectera les différents ateliers de l’entreprise, a reçu une présentation détaillée du processus de fabrication par le directeur de l’usine, auquel il fera remarquer que l’importation de sables spécifiques pour les essais n’est pas profitable, ni recommandé, dans la mesure où celui-ci est disponible à Biskra ou Tébessa. Le ministre préconisera au responsable de se rapprocher des services du ministère de tutelle avec les spécificités du sable en question, pour être orienté chez un fournisseur local et ne plus dépendre de l’importation de ce produit, même s’il fait partie des mesures d’accompagnement.

L’occasion sera saisie par le ministre pour délivrer à l’opérateur la licence d’exploitation, ou
agrément pour l’importation de motos et scooters, rappelant qu’Algeria HAM Motors devra attendre de recevoir l’agrément définitif pour entamer la fabrication à proprement parler, conformément aux dispositions du décret exécutif 22-384 du 17 novembre 2022, ainsi que le cahier des charges qui y est annexé. Créé en 1997, Algeria Ham Motors qui importait les
deux-roues de la marque thaïlandaise SYM, dont il est le représentant officiel en Algérie, a entamé le processus d’assemblage en 2005 après avoir consenti un investissement de 489 millions de dinars. Il est prévu la production de 7000 machines/mois.

«L’axe Bordj Bou Arréridj – Sétif : un pôle industriel par excellence»

Le ministre a également souligné à cette occasion la nécessité d’exploiter les matières premières et intrants disponibles localement au lieu de les importer, afin de les valoriser, augmenter le taux d’intégration et réduire la facture des importations. A l’issue de sa visite, le ministre Aoun se dira non pas surpris par le niveau d’industrialisation dans la wilaya de Sétif, mais avouera qu’il ne s’attendait pas à un tel niveau.

Il soulignera toutefois que l’axe Bordj Bou-Arréridj -Sétif est devenu un pôle industriel par
excellence. Il faut rappeler qu’outre l’industrie électronique, électroménagère et pharmaceutique, la wilaya de Bordj Bou Arréridj compte un autre fabricant de motocycles et scooters, SAM, et un fabricant de pneumatiques, Iris Tyres, sans oublier l’ENPC de Sétif qui a déjà commencé à fabriquer des pièces d’injection plastiques pour scooters. Et avant l’arrêt des importations de kits SKD en 2019, les marques SYM et SAM étaient déjà assemblées en Algérie sans bénéficier des avantages ANDI auxquels les opérateurs sont éligibles après l’obtention d’un agrément.

B. A.