Approvisionnement des marchés des industries nouvelles ou du futur : L’Algérie entend se faire une place

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Par Abdellah B.

L’accélération des mutations de la société et l’entame d’une nouvelle ère de l’industrie des technologies numériques, connues également sous la dénomination de révolution 4.0, nourrissent les ambitions des pouvoirs publics de faire de l’Algérie l’un des fournisseurs de ces nouveaux marchés en matières premières.

Devant les cadres de son secteur, le ministre de l’Énergie et des Mines Mohamed Arkab a évoqué le potentiel que recèle l’Algérie en la matière et invité les acteurs du secteur à plus d’efforts dans le développement de ce nouveau gisement de ressources financières pour l’Algérie.

Avec le tarissement de l’offre sur le marché mondial des produits minéraux, notamment en terres rares, et la richesse dont dispose l’Algérie en la matière, Mohamed Arkab a saisi l’occasion de cette rencontre avec des cadres du secteur des mines, avant-hier, pour les encourager à mener à bien la bataille des explorations dans le domaine des mines et de mettre en valeur le potentiel dont dispose le pays en la matière.

Pour soutenir ses propos, le ministre a indiqué que la demande mondiale sur les produits miniers indispensables dans la nouvelle industrie connaîtra une hausse importante qui sera également accompagnée d’une hausse des prix en raison d’une faiblesse de l’offre par rapport à une demande croissante en la matière.

À ce titre, il a avancé quelques prévisions sur l’évolution des prix de certains produits sur le marché dans les années à venir.

Selon Arkab, les prix du cobalt, du lithium, du thorium, de l’hélium, du graphite et d’autres produits très prisés sur le marché international connaîtront une hausse de près de 500% d’ici à 2050.

De ce fait, le ministre juge important d’intensifier les recherches et les explorations pour élargir les réserves confirmées de l’Algérie en produits miniers.

Selon Arkab, le développement de ce secteur est l’une des «priorités» du gouvernement pour les prochaines années, une manière de «diversifier l’économie nationale» et de faire de «l’Algérie l’un des plus importants fournisseurs du marché mondial en la matière».

Outre la révolution 4.0, le secteur minier offre également la possibilité à l’Algérie de fournir au monde d’importants produits miniers sur lesquels la demande a explosé ces deux dernières années, notamment les engrais, le fer, le zinc, le plomb, l’or, et ce, avec le lancement d’importants projets dans l’exploitation et en fournissant plus d’efforts en matière d’exploration.

De ce fait, le ministre de l’Énergie juge nécessaire de «recourir aux nouvelles technologies et l’utilisation de moyens sophistiqués dans les opérations d’exploration, d’exploitation et de production» pour mener à bien cette nouvelle politique minière adoptée par son secteur visant à «la diversification de la production nationale en la matière».

Le monde se dirige doucement vers une nouvelle ère, une migration pour laquelle l’Algérie dispose de tous les moyens afin de prendre une place importante, en recourant non seulement à l’approvisionnement du marché en matières premières, mais de tisser des partenariats dans la nouvelle industrie numérique et électronique avec les pays qui ont déjà enregistré une avancée en la matière.

A.B.