Après deux mois d’agression sioniste : La famine menace Ghaza

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PAR AMAR R.

Après deux mois d’agression sioniste, 93% de la population ghazaouie est « en situation d’insécurité alimentaire aiguë », selon l’OMS. « Au moins une famille sur quatre », soit plus d’un demi-million de personnes, sera confrontée, d’ici au 7 février, à « un manque extrême de nourriture, pouvant conduire à une situation de famine », indique en outre l’organisation mondiale de la santé.

Selon le décompte de l’organisation mondiale de la santé, dans l’enclave palestinienne, un million de personnes se trouvent dans la phase 4 et 378.000 sont déjà dans la phase 5, soit l’équivalent de la famine. Pourtant, le conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution pour réclamer l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire et à grande échelle à Ghaza, mais en l’absence d’un cessez-le-feu, cela ne change rien sur le terrain.

Une arme de génocide collectif Le ministère palestinien des affaires étrangères a dénoncé l’utilisation de la famine par l’entité sioniste comme une arme pour le génocide collectif du peuple palestinien. Dans un communiqué de presse, le ministère a souligné que ce qui se passe dans la bande de Ghaza est une famine réelle qui menace la vie des citoyens palestiniens et de nombreux citoyens meurent chaque jour à cause de cette situation.

Le ministère a également appelé les nations unies à annoncer officiellement que la bande de Ghaza souffre d’une famine réelle qui menace la vie des citoyens palestiniens, à cause de génocide et du blocus imposé au peuple palestinien. En outre, les affaires étrangères ont fait assumer au gouvernement de l’occupation l’entière responsabilité de la famine dans la bande de Ghaza, soulignant que l’occupation renforce le génocide contre le peuple
palestinien. De plus, le ministère a souligné qu’Israël est une entité d’occupation et d’apartheid et est responsable de toutes les formes de génocide commis contre le
peuple palestinien. Et ce, avant de lancer un appel à la communauté internationale à
intervenir immédiatement pour obliger le gouvernement de l’occupation à arrêter le
génocide collectif dans la bande de Ghaza, ainsi qu’à mettre fin aux punitions collectives imposées aux citoyens en Cisjordanie.

Au 81e jour du génocide sioniste

Plusieurs citoyens palestiniens sont tombés en martyr hier et d’autres ont été blessés dans un bombardement israélien sur différentes régions dans la bande de Ghaza, ont indiqué des sources palestiniennes. Les avions de guerre israéliens ont mené des raids aériens ciblant plusieurs régions à l’est de Khan Younès, au sud de la bande de Ghaza, tuant une femme et blessant d’autres civils.

En outre, trois citoyens ont été tués et d’autres ont été blessés dans un bombardement d’une maison au sud de la bande de Ghaza. Selon des sources palestiniennes, des dizaines de civils ont été tués et blessés, dont la plupart sont des enfants et des femmes, lors de raids aériens israéliens. Dans un bilan provisoire, l’agression israélienne a fait 21 000 martyrs et environ 54 000 blessés, dont 70% sont des femmes et des enfants.

Actes de bravoure de la résistance

Dans ce contexte, l’armée sioniste évoque l’entrée dans une troisième phase de son offensive terrestre barbare contre Ghaza, alors que son cabinet de guerre connaît une fracture entre les militaires qui conseillent l’arrêt du génocide en cours, et les politiques dont les va-t-en-guerre. Alors que le PM sioniste a été chahuté à la Knesset par les familles des otages qui réclament un accord « maintenant » d’échange des otages prisonniers, les Etats-Unis auraient aussi montré des réticences à doter en armes et munitions l’entité sioniste. Mais Netanyahu veut la poursuite de l’agression en dépit également des pertes colossales au sein de son armée.

Pour leur part, les mouvements palestiniens de résistance ont dévoilé de nouvelles séquences des actes de bravoure de leurs combattants au cours desquels des véhicules militaires détruits et au moins 3 soldats et officiers sionistes ont été abattus et 43 blessés en 24 heures. Cependant, au lendemain de leur rejet plan de paix égyptien, parce qu’il n’offrait pas de garanties suffisantes, les mouvements palestiniens de la résistance se sont
dits ouverts à toute proposition sérieuse allant dans le sens de l’arrêt de l’agression sioniste. Question de dire que la résistance reste un élément essentiel de l’équation actuelle et future Ghaza, alors que l’on commence à parler de la mise en place d’une entité mixte (démilitarisée) Hamas-AP chargée de la gestion transitoire de l’enclave palestinienne.

A. R.