Après le veto des Etats-Unis à un cessez-le-feu humanitaire : L’impasse à Ghaza

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Après le veto des Etats-Unis à un cessez-le-feu humanitaire : L'impasse à Ghaza

PAR AMAR R.

L’Armée d’occupation sioniste qui bombarde sans répit l’enclave palestinienne de Ghaza depuis 66 jours a intensifié ses attaques, multipliant les raids aériens contre la population civile, après le veto des Etats-Unis qui a empêché le vote à l’ONU d’une résolution exigeant un cessez-le-feu humanitaire immédiat dans l’enclave palestinienne.

Au 66e jour de l’agression israélienne contre la bande de Ghaza, la machine de guerre israélienne continue de bombarder diverses zones de l’enclave palestinienne et de cibler des civils, ce qui a entraîné des dizaines de citoyens morts et blessés, dont la majorité est constituée d’enfants et de femmes.

Le croissant-rouge palestinien a indiqué qu’hier à l’aube, des avions d’occupation ont lancé de violents raids à proximité de l’hôpital al-Amal, dans le gouvernorat de Khan Younès. Des sources médicales ont aussi rapporté que les corps de plus de 40 martyrs sont arrivés depuis hier à l’hôpital al-Aqsa à Deir al-Balah, à la suite des bombardements continus de l’occupation contre les maisons des citoyens. Elles ont fait état de 32 martyrs qui sont arrivés au complexe médical Nasser, dans le sud de la bande de Ghaza, au cours des dernières 24 heures, rapporte l’agence Wafa.

Selon les autorités sanitaires, environ 18.000 personnes ont été tuées à Ghaza depuis le début l’agression le 7 octobre. Environ 70% de ces personnes tuées seraient des femmes et des enfants, et plus de 49.000 personnes auraient été blessées.

La crise humanitaire s’aggrave

Et alors que les bombardements sionistes s’intensifient, la crise humanitaire s’aggrave à Ghaza. S’exprimant à Doha à l’occasion du lancement de l’aperçu humanitaire mondial, Martin Griffiths, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence aux nations unies, a déclaré que la situation « s’aggravait », tandis que les efforts visant à obtenir des « moments de paix » demeuraient de la « plus haute importance ».

Selon la dernière mise à jour du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), en effet, des dizaines de milliers de personnes « ayant désespérément besoin de nourriture, d’eau, d’abris, de santé et de protection » qui ont récemment fui vers Rafah, dans le sud, ont attendu pendant des heures autour des centres de distribution d’aide. Le manque d’assainissement adéquat a conduit à une augmentation des craintes de propagation des maladies, ajoute la même source.

Rappelant que 1,9 million de personnes, soit la grande majorité de la population de Ghaza, ont été déplacées, l’OCHA a réitéré que la capacité de l’ONU à recevoir de l’aide avait été « considérablement réduite au cours des derniers jours » en raison d’une pénurie de camions à Ghaza, de pannes de télécommunications et de l’impossibilité pour les travailleurs humanitaires d’atteindre le point de passage de Rafah.

Cela étant, Mme Hastings, la plus haute responsable de l’aide de l’ONU pour le territoire palestinien occupé, a déclaré dimanche qu' »Israël a l’obligation, en tant que puissance occupante, de veiller à ce que des normes d’hygiène et de santé publique suffisantes, ainsi que la fourniture de nourriture et de soins médicaux soient disponibles pour la population sous occupation ».

L’entité sioniste exige la reddition des dirigeants du Hamas

Et alors qu’aucune fin des souffrances des Ghazaouis ne pointe à l’horizon, les combats font rage. Hormis les scénarios de victoires « fictives » sur le terrain, et de fausses reddition en masse des combattants du Hamas présentées par l’occupant, le mouvement palestinien a publié aussi des vidéos dans lesquelles ses combattants prennent pour cible des chars et visent les incursions des soldats à travers différents axes de Ghaza.

L’armée de l’entité d’occupation a reconnu hier que trois de ses soldats ont de nouveau trouvé la mort dans les combats dans l’enclave, portant à 101 le nombre de morts déclarés depuis le début de l’offensive terrestre en cours dans la bande de Ghaza.

Ce chiffre officiel serait bien en deçà des estimations des médias de l’occupant, qui font état de 433 soldats morts et 6451 blessés dont plus de 200 ayant perdu la vue lors des combats. Soit, des pertes colossales qui ont suscité une guéguerre au sein du cabinet de l’entité au sujet de la poursuite de l’offensive. Même si le PM de l’entité occupante, aidé par ses principaux soutiens internationaux, notamment les Etats-Unis, exige pas moins que la reddition des dirigeants du Hamas pour mettre fin à son agression.

De son côté, le mouvement palestinien, dont les combattants continuent de tenir la dragée haute aux soldats sionistes, ne l’entend pas de cette oreille. Le Hamas ne jure que par « la victoire ou le martyr ». D’où l’impasse.

A. R.