Après plus de 7 mois de guerre génocidaire sur Ghaza : La CIJ envisage de nouvelles mesures d’urgence contre Israël

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Cour internationale de justice

Par Amar R.

Dans une bande de Ghaza dévastée par plus de sept mois de guerre génocidaire, faisant 35.091 morts et 78.827 blessés parmi les Palestiniens, l’armée sioniste s’acharne encore sur la population civile, malgré les exigences de la cour internationale de justice (CIJ) de mesures immédiates pour prévenir les actes de « génocide » et pour améliorer la situation humanitaire.

Dans ce contexte, la CIJ a annoncé qu’elle tiendrait des audiences jeudi et vendredi pour discuter d’une demande de l’Afrique du Sud visant à prendre de nouvelles mesures d’urgence suite à l’incursion de Rafah, qui, selon le Qatar, a bloqué les efforts de parvenir à un cessez-le-feu.

Cela a lieu alors que l’aviation militaire sioniste et ses chars ont multiplié les frappes contre le camp de Jabaliya au nord et à Rafah au sud de l’enclave palestinienne. Hier, un bâtiment de trois étages appartenant à la famille Karajah, dans le sud du camp, a été attaqué, faisant au moins 14 morts palestiniens, dont des enfants, et des dizaines d’autres blessés, a indiqué l’agence de presse officielle palestinienne Wafa, citant des sources médicales.

Les avions de combat de l’occupation ont également frappé plusieurs zones de la bande de Ghaza, notamment à l’ouest de la ville, alors que l’artillerie israélienne a pilonné des zones de la ville de Beit Lahya et du camp de réfugiés de Jabalia, dans la partie nord de l’enclave.

450.000 Palestiniens déplacés de force

Résultat : de grandes parties de Rafah sont devenues une « ville fantôme », et environ 450.000 habitants de Ghaza ont été déplacés de force de la ville située à l’extrême sud de la bande sous l’évacuation israélienne depuis le 6 mai, a fait savoir l’Unrwa.

L’entité d’occupation a émis des ordres d’évacuation pour que les gens quittent certaines parties de l’est de Rafah il y a une semaine, avec une deuxième série d’ordres s’étendant jusqu’à d’autres zones samedi.

La guerre génocidaire que mène l’occupant sioniste a poussé une grande partie de la population de Ghaza au bord de la famine, et a dévasté ses installations médicales, où les hôpitaux, s’ils fonctionnent, manquent de carburant pour alimenter les générateurs et autres fournitures essentielles, affirme pour sa part l’ONU.

Aucun camion d’aide humanitaire n’est entré dans l’enclave palestinienne depuis le 9 mais, soit depuis la fermeture du point de passage de Rafah à la frontière avec l’Egypte par l’armée d’occupation et de l’obstruction qui est faite par les colons sionistes aux aides en provenance de la Jordanie et qui transitent par la Palestine occupée.

En ce 7e mois de guerre, de vastes agglomérations de Ghaza ne sont plus qu’un amas de ruines, et l’enclave est soumise à un état de siège, paralysant l’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux médicaments.

Guterres réitère son appel urgent à un cessez-le-feu

Le secrétaire général des nations unies, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude face à l’escalade des activités militaires menées par les forces d’occupation israéliennes à Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza et ses environs.

Un communiqué publié par le bureau du porte-parole de l’ONU, Farhan Haq, a déclaré que ces développements entravent encore davantage l’accès humanitaire et exacerbent la situation difficile.

Le communiqué de l’ONU souligne la nécessité de respecter et de protéger les civils à tout moment à Rafah et dans d’autres parties de la bande de Ghaza. « Pour la population de Ghaza, il n’y a pas d’endroit sûr », a-t-il souligné.

Le secrétaire général des nations unies a renouvelé son appel urgent à un cessez-le-feu humanitaire immédiat. Il a appelé à la réouverture immédiate du terminal de Rafah, soulignant la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave à tout Ghaza.

L’entité d’occupation poursuit sa guerre génocidaire malgré l’adoption d’une résolution par le conseil de sécurité de l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, et malgré les exigences de la CIJ de mesures immédiates pour prévenir les actes de « génocide » et pour améliorer la situation humanitaire à Ghaza.

A.R.