Audiences publiques à la cour internationale de justice : Plusieurs pays appellent à mettre fin à l’occupation sioniste de la Palestine

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PAR AMAR R.

Les plaidoiries devant la cour internationale de justice (CIJ) sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques sionistes dans le territoire palestinien occupé, qui se poursuivent depuis lundi dernier à La Haye, accroissent de plus en plus l’isolement de l’entité sioniste sur la scène internationale.

A l’exception du plaidoyer de la délégation américaine et celui de la Grande-Bretagne, tous les autres pays ont exigé que le tribunal déclare l’occupation illégale et accorde au peuple palestinien le droit à l’autodétermination. Lors de l’avant-dernier jour des plaidoiries devant la CIJ sur les questions qui lui ont été soumises par les nations unies relatives aux « conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le territoire palestinien occupé », un consensus s’est dégagé sur la condamnation de l’entité sioniste auprès des intervenants, qui ont rappelé que ce qui se passe à Ghaza n’est qu’un aspect de la tragédie qui a pour nom la colonisation.

Contraindre l’entité sioniste à mettre fin à l’occupation

Plusieurs délégations intervenant hier, au 5e jour des audiences publiques, ont aussi dénoncé les violations par l’entité sioniste des chartes et conventions internationales, appelant la cour à contraindre l’occupant à « mettre fin immédiatement et sans conditions à son occupation illégale ». Dans son plaidoyer, la délégation de la Norvège a souligné que l’occupation sioniste des territoires palestiniens est « illégale, compte tenu des chartes des nations unies, de celles du conseil de sécurité, ainsi que des conventions des droits de l’homme de Genève, stipulant clairement qu’aucune occupation ne doit être permanente ». Et de conclure : « Compte tenu du non-respect de ses obligations, la CIJ doit intervenir à contraindre l’entité sioniste à mettre fin immédiatement et sans conditions à son occupation. »

La délégation du Qatar a, en dénonçant de son côté l’énième agression sioniste en cours
depuis le 7 octobre 2023, appelé la cour à agir d’urgence en vue de sauver les Palestiniens et de rétablir dans leurs droits et contraindre l’entité sioniste à mettre fin à son occupation illégale et ses graves violations. De son côté, la délégation du sultanat d’Oman a souligné qu’il n’y a désormais aucune justification pour la poursuite de l’occupation par l’entité sioniste des territoires palestiniens, soulignant, à cet égard, que l’ONU et le conseil de sécurité ont condamné à maintes reprises les agissements de l’entité sioniste et son mépris pour les chartes onusiennes. Et ce, avant d’appeler la CIJ à appliquer le droit international et à contraindre l’entité sioniste à respecter ladite loi.

La délégation de la Namibie a dénoncé, pour sa part, le non-respect par l’entité sioniste des chartes internationales, et appelé l’assemblée générale des nations unies « à fixer une échéance pour l’entité sioniste pour mettre un terme à son occupation illégale et agissements enfreignant la légitimité internationale ». Intervenant elles aussi à cette occasion, les délégations du Pakistan et de l’Indonésie ont condamné la « fuite en avant » de l’entité sioniste et son irrespect des chartes et conventions onusiennes. Elles ont appelé, à leur tour, la CIJ à « obliger l’entité sioniste à stopper immédiatement et sans conditions son occupation ».

La Chine souligne le droit à la résistance du peuple palestinien

Au quatrième jour de ces audiences, la Chine s’est distinguée par un discours sans équivoque qui a surpris l’assistance, en soulignant le droit du peuple palestinien à utiliser
les armes pour faire face à l’occupation et à libérer sa terre. « Les résolutions des nations
unies reconnaissent la légitimité de la résistance par tous les moyens, y compris la résistance armée à tous les peuples soumis au colonialisme ou à l’occupation étrangère », a indiqué le représentant de la délégation chinoise à la CIJ. Pour sa part, l’Iran a appelé la cour internationale de justice à rendre sa décision consultative et de ne pas se laisser influencer par des pressions extérieures, avant de souligner l’impératif pour le conseil de sécurité de promulguer une résolution sous le chapitre sept qui oblige les pays à couper les approvisionnements militaires à Israël. Les audiences de la CIJ sur les conséquences des pratiques et politiques de l’entité sioniste en Palestine vont se poursuivre jusqu’à lundi 26 février. Cinquante-cinq Etats, dont la Palestine, sont programmés à cette occasion, ainsi que trois organisations internationales.

A. R.