Automobile en Algérie : Après Fiat, Skoda ?

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Skoda dernier venu sur le marché automobile en Algérie

La relance du secteur automobile en Algérie s’accélère. Le montage des véhicules de la marque tchèque Skoda détenue par le constructeur allemand Volkswagen pourrait être en effet relancé en Algérie. C’est du moins ce que l’on peut comprendre de la déclaration des deux ministres de l’Industrie algérien et tchèque qui ont évoqué hier les opportunités de partenariat dans plusieurs domaines, notamment l’industrie automobile.

«Les deux parties qui ont réaffirmé la volonté de leurs pays de renforcer la coopération conjointe, ont fixé les domaines et les opportunités de partenariat entre l’Algérie et la Tchéquie et leurs institutions, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, des industries de transformation, des énergies renouvelables, des industries mécaniques, de l’industrie automobile et des industries minières», indiquait hier un communiqué du ministère de l’Industrie, cité par l’APS.

Cela est d’autant plus possible que l’Algérie affiche une volonté de relancer l’activité de montage automobile, selon une nouvelle vision qui tranche nettement avec les procédés passés qui ont conduit à une dilapidation des deniers publics sans asseoir une véritable industrie automobile.

Un nouveau cahier des charges a été élaboré et des avantages ont été introduits dans le nouveau code des investissements de telle sorte à rendre plus attractif le climat des affaires dans le pays. Des arguments d’ailleurs repris par le ministre de l’Industrie, M Zeghdar devant son homologue tchèque de l’Industrie et du Commerce, M. Jozef  Sikela, qui est en visite à Alger et qui a été également reçu par le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane.

La République tchèque est connue dans ce créneau à travers sa voiture Skoda avec sa large gamme très connue en Algérie. Elle a acquis une expérience dans le montage automobile en servant de plateforme à d’autres marques ainsi que dans la fabrication de composants pour l’industrie automobile.

Ce pays peut à la faveur d’un nouveau partenariat être d’un apport considérable pour l’industrie automobile algérienne qui sera relancée. La marque était détenue en Algérie par le groupe Sovac dont le patron Mourad Oulmi est en prison au même titre que d’autres «constructeurs» qui ont été accusés de corruption et d’indus avantages.

Les pouvoirs publics ont décidé de reprendre ces activités sur d’autres bases et ont repris des marques dont le montage devrait commencer bientôt. L’activité d’importation ainsi que l’activité industrielle ont été encadrées avec de nouveaux textes qui garantissent leur transparence et leur pérennité et évitent les lacunes des textes précédents qui ont permis des erreurs qui ont coûté très cher au Trésor public.

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M. Zeghdar a mis en avant les avantages qu’offre le pays, notamment «les ressources humaines et naturelles ainsi que la situation stratégique de l’Algérie qui fait d’elle l’une des destinations d’investissement les plus importantes», ajoute la même source. Ces atouts sont assortis d’un dispositif législatif qui offre des avantages aux investisseurs. D’où l’appel de M Zeghdar aux «entreprises tchèques à les exploiter et à concrétiser leurs projets en Algérie».

Les deux ministres ont par ailleurs convenu de la «mise en place d’un groupe de travail conjoint chargé d’examiner les opportunités de coopération et de partenariat bilatéral dans ces domaines en vue de leur concrétisation à court-terme, et d’intensifier les rencontres et l’échange de visites», a indiqué le communiqué.

Par Djilali B.