Automobile en Algérie : Fiat s’engage pour 90.000 voitures par an

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Voici la date du début de la commercialisation des voitures Fiat en Algérie

L’accord de partenariat a été signé hier à Alger par le groupe Stellantis et le gouvernement algérien pour la fabrication de véhicules de la marque Fiat. La convention a été signée conjointement par le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkach, et le représentant du groupe Stellantis, Boutahra Hakim, en présence du ministre de l’Industrie Ahmed Zaghdar et du directeur exécutif des opérations Afrique et Moyen-Orient du groupe, Samir Chorfan.

Cette opération, qui s’est déroulée au siège de l’Agence nationale de promotion de l’investissement (ANPI), intervient moins de 2 semaines après la publication sur le journal officiel du nouveau cahier des charges relatif à la fabrication automobile.

Pour le ministre algérien de l’Industrie, «l’accord a été signé conformément au nouveau cahier des charges relatif à l’activité de fabrication de véhicules, le 22/384». L’occasion pour signaler que la plateforme numérique pour le dépôt des dossiers de candidature pour la fabrication automobile en Algérie est opérationnelle, et que les comités mixtes pour le traitement des demandes d’agrément ont été installés.

Ahmed Zeghdar a assuré que le gouvernement veillera à l’accompagnement des investisseurs dans les projets porteurs, créateurs de richesse, tout en soulignant que le constructeur italien a déjà paraphé, avec l’ANPI, l’accord portant sur la formation de la main-d’œuvre qualifiée, ce qui permettra le transfert de la technologie.

«2023 sera l’année du véritable démarrage de l’industrie automobile, et pas seulement des véhicules de tourisme, mais aussi des camions et des bus», dira-t-il, en précisant, à ce propos, que des dossiers ont été déposés dans ce sens, et qu’ils seront étudiés par le comité installé hier (NDLR : lundi).

Pour sa part, Samir Charfan, le directeur exécutif du groupe Stellantis pour la région MENA, déclarera : «Nous avons pris l’engagement, au mois d’octobre, de revenir dans un 1 mois pour la finalisation des accords. Aujourd’hui c’est chose faite, nous avons signé la convention et accepté toutes les conditions du cahier des charges.»

«Nous comptons aller plus loin que les 30% d’intégration exigés»

Sur le projet Fiat, le représentant du groupe Stellantis révélera que celui-ci est construit sur 3 piliers. «Le 1er c’est la construction de la filière industrielle pour l’intégration locale. Le cahier des charges stipule qu’il faut atteindre 30% d’intégration locale. Nous sommes très à l’aise avec cela, et nous comptons aller plus loin avec l’objectif d’emboutir les pièces, de les assembler et de les peindre. Nous avons déjà commencé les travaux», assurera t-il.

Et d’ajouter : «Le 2e pilier est le transfert technologique et la formation, et nous ferons une annonce dans ce sens sous peu, pour la création de cursus universitaires dans l’automobile, après l’apport des compétences du groupe Stellantis.» Sur le 3e et dernier pilier du projet Fiat, Samir Cherfan dira : «C’est le volet industriel et commercial, et nous avons l’intention de démarrer la production avant la fin de l’année prochaine.» Sur les volumes de production, il affirmera : «Nous commencerons avec 10 véhicules/heure, ce qui correspond à 60.000 véhicules/an. Nous étendrons rapidement cette capacité à 15 véhicules/heure, ce qui correspond à 90.000 véhicules/an».

Le directeur régional de Stellantis ne manquera pas d’ajouter : «Nous annoncerons, dans les mois qui viennent, plus d’éléments sur la ligne de produits et l’intégration locale».

L’usine automobile Fiat sera implantée dans la commune de Tafraoui dans la wilaya d’Oran, sur une assiette de 40 ha, et une autre adjacente de 80 ha qui sera consacrée aux fournisseurs locaux et aux entreprises sous-traitantes.

Enfin, le groupe Stellantis révélera que son objectif à l’horizon 2030, c’est la production de 1 million de voitures/an pour la région Afrique du Nord-Moyen Orient, sans toutefois préciser où cette production se fera.

Par Brahim Aziez