Bandelettes de tests de glycémie, sondes urinaires… Interdits de vente en pharmacie

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PAR ASSIA T.

Le syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo) a formulé hier des préoccupations liées à des modifications apportées par la commission nationale de la nomenclature des activités économiques relevant du ministère du commerce. Selon l’organisation syndicale, ces changements ont pour effet « de limiter l’activité des pharmacies à la vente des médicaments seulement, excluant ainsi d’autres produits pharmaceutiques ».

C’est ce qu’a affirmé son viceprésident, Karim Mereghmi, contacté par l’Algérie Aujourd’hui. « A l’exception des médicaments, les pharmacies n’ont plus le droit de commercialiser les dispositifs médicaux », a-t-il précisé à l’Algérie Aujourd’hui. Parmi les produits concernés
par cette décision, le Snapo a cité à titre d’exemple « les bandelettes de tests de glycémie utilisées par les personnes atteintes de plusieurs cas de maladies compliquées ». Le
Snapo pointe, dans son communiqué également, « l’interdiction de la commercialisation des produits paramédicaux ». Les pharmacies « ne sont en effet plus autorisées à commercialiser les tests rapides », a noté le Snapo dans le communiqué.

Pour le syndicat national des pharmaciens d’officine, ces décisions « vont à l’encontre de la loi sur la santé en vigueur (18-11) et auront un impact négatif sur le développement de l’industrie pharmaceutique, notamment en ce qui concerne la production des équipements médicaux ». Le Snapo estime qu’elles « causeront des perturbations profondes dans le système de la santé ».

L’organisation syndicale fait en outre clairement part de crainte « que l’équilibre financier des pharmacies soit touché ». Sur ce, le syndicat a décidé « de prendre des mesures auprès des autorités concernées ». Dans un nouveau communiqué diffusé, le syndicat affirme « avoir pris contact avec des parties officielles en lien avec ce dossier ». Le syndicat indique que « des promesses lui ont été faites portant sur la prise en considération de ses revendications ».

C’est aussi ce que nous a affirmé le vice-président de l’organisation syndicale Karim
Mereghmi. Selon lui, « les responsables au ministère ont promis d’étudier la question ».

A. T.