Béjaïa, un futur pôle de santé

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PAR BRAHIM AZIEZ

En visite de travail jeudi dans la wilaya de Béjaïa où il a inspecté des chantiers, inauguré des centres de santé et élargi les prestations dans d’autres structures relevant de son secteur, le ministre de la santé a souligné que « la wilaya de Béjaïa avait tout pour devenir un pôle de santé par excellence ». Une affirmation confortée par l’inauguration du nouvel hôpital psychiatrique d’Oued Ghir, la mise en service de l’hôpital de Tazmalt et le passage en revue du nouvel hôpital de Souk El-Tenine auxquels s’ajoutent l’école paramédicale et le futur centre anticancer d’Amizour. Et sur ce dernier point, Abdelhak Saihi a souligné son rejet des délais affichés par Cosider, l’entreprise réalisatrice du projet, pour sa livraison en
novembre prochain, estimant que la date affichée était trop éloignée par rapport à l’importance de cette infrastructure.

« Je connais les capacité de Cosider, et je serais satisfait si ce centre anticancer était réceptionné en juin prochain, car les malades sont obligés de se déplacer à Draâ Ben Kheda, Sétif et dans d’autres wilayas pour se soigner. » La lutte contre le cancer reste une des pathologies médicales que le président de la République a prises à bras-lecorps, en mettant en place une instance nationale chargée d’arrêter une feuille de route portant sur la prévention et la lutte contre le cancer, et en inaugurant récemment un centre anticancer dans la wilaya de Djelfa.

Le ministre de la santé a entamé sa visite de travail par le nouvel hôpital psychiatrique d’Oued Ghir, mis en service symboliquement jeudi, et qui va être requalifié pour élargir sa gamme de soins à plusieurs autres spécialités, en plus de celle en rapport avec la santé mentale pour laquelle il a été conçu.

Élargir les soins à plusieurs spécialités

Abdelhak Saihi dira à ce propos que cette décision traduit la volonté des pouvoirs publics de permettre aux populations de la région de bénéficier de tous les soins d’un hôpital généraliste, particulièrement ceux en rapport avec la pédiatrie, la maternité et la chirurgie. Cette dernière spécialité aurait d’ailleurs connu un accroissement de la demande depuis l’ouverture, il y a quelques mois, du nouveau pôle urbain d’Ighzer Ouzarif, à 15 km à l’ouest de Béjaïa, et qui devrait accueillir, à terme, pas moins de 100.000 habitants.

Le ministre indiquera que cette structure, d’une capacité de 120 lits, continuera à accueillir les patients souffrant de maladies psychiatriques à raison de 30 à 40% de ses capacités d’accueil, mais s’emploiera également à traiter d’autres pathologies spécialisées, « l’objectif étant d’assurer une couverture médicale équilibrée et juste » dans toute la wilaya, a-t-il soutenu. Et c’est dans cet esprit qu’il procédera à la mise en service d’un nouvel hôpital d’une capacité de 60 lits à Tazmalt. Située à l’extrême ouest de la wilaya de Béjaïa, cette nouvelle infrastructure hospitalière vient soulager une population dont les malades se voient souvent obligés de se rendre à Akbou (à 30 km), à Bouira ou à Tizi Ouzou, pour se soigner.

L’entrée en fonction de cet établissement hospitalier aura ravi les habitants de Tazmalt, venus en nombre constater l’événement. L’occasion pour Abdelhak Saihi, qui a visité ses différents blocs, de faire part de sa résolution à renforcer la dotation en équipements de cette nouvelle structure de santé en lui apportant tous les moyens humains et matériels nécessaires.

Le ministre a aussi passé en revue le nouvel hôpital de 60 lits de Souk El-Ténine, situé à 25 km à l’est de Béjaïa. Celui-ci, qui a ouvert depuis quelques mois, afficherait déjà des rendements et des prestations satisfaisantes malgré le manque de médecins spécialistes en son sein, ce à quoi le ministre s’est engagé à corriger les carences.

B. A.