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Belmadi : «Attention, on ne va pas rencontrer des peintres»

Belmadi

C’est un Belmadi déterminé et sûr de lui qui s’est présenté en conférence de presse hier pour évoquer le match de ce soir contre la Guinée équatoriale. L’état d’esprit du groupe pour le coach à J-1 est positif et ça ne parle que de la victoire : « C’est tourné vers un succès lors de ce 2e match, qui s’annonce aussi difficile que le premier », dira-t-il d’emblée.  Le coach national semble connaître très bien son prochain adversaire. Le match contre les Ivoiriens lui a permis de confirmer les idées qu’il avait déjà sur lui : « On a pu observer cette équipe et ses 6 matches. Contre la CIV, elle n’a fait que confirmer ce qu’on pensait d’elle, il n y a pas eu de surprises. On a fait l’étude de sa campagne de qualification en coupe du monde. Ils ont causé des problèmes à la Tunisie. Une équipe capable de marquer, elle a une connotation espagnole dans son football puisque ses joueurs sont nés et ont grandi en Espagne, c’est à prendre en considération. Je l’ai dit, en Afrique, il n’y a plus de petite équipe, on l’a vérifié. Les grosses équipes ont toutes eu des difficultés, l’écart s’est réduit, l’arrivée des joueurs évoluant en Europe y est pour quelque chose.»

«Les nuls chez nous sont devenus comme les défaites»

Le coach national continue de décortiquer son adversaire, il s’attend à un team qui joue un football latin, mais la mentalité ne changera pas : «On va rencontrer un autre adversaire de ce style-là avec un autre football, mais la même mentalité. Nous, on viendra aussi pour gagner.»  Questionné sur la pression qui va augmenter d’un cran après le premier nul considéré comme un échec, Belmadi fait une petite comparaison : «On assume le titre de champion d’Afrique, l’idée, c’était de gagner ce premier match, le nul, c’est devenu un échec. Il fut un temps, ce n’était pas le cas. J’aime cette pression, un match sans pression n’a pas d’importance. Ce n’est pas parce que l’on a fait un nul que l’on est plus sous pression. La pression, on vit dedans, car notre objectif est connu. On a, certes, voulu débuter par un succès, mais pour nous, l’objectif est connu, on entrera avec beaucoup de confiance, le nul ne nous a pas fait perdre confiance. Si l’on n’a pas pu se créer des occasions, ou concédé plusieurs, oui, peut-être, on aurait été sous pression, On a eu toutes les meilleures stats, mais on n’a pas concrétisé, mais moi j’aime la pression positive.» 

«Les matches de 14h sont préjudiciables»

Hier, le sujet de la programmation a été largement discuté lors de la conférence. Le coach voulait en parler, poussé par le soutien à Mané et les autres participants qui ont payé les frais des conditions de jeu à cette heure de la journée : «Je ne connais pas toute la programmation, mais ces matchs de 14h sont évidemment préjudiciables du point de vue dépense d’énergie ; une équipe qui attaque, qui développe du jeu, contrairement à une équipe qui défend, il y a plus de dépense d’énergie». Le coach pense que jouer à 14h sur une pelouse sèche porte préjudice aux teams qui jouent l’offensive. Explication : «Parce que l’on n’attaque pas en trottinant, mais par des courses à haute intensité, en sprint, ça pénalise ; à 14h, c’est une grosse chaleur et beaucoup d’humidité. Le Sénégal a joué 2 fois dans ces conditions-là, c’est difficile. Après, les organisateurs ont leurs raisons, mais moi je parle de ce qui me concerne, sans oublier la pelouse qui ne nous facilité pas la tâche. Elle n’est pas catastrophique, mais elle n’est pas du niveau qui permet une fluidité d’une compétition comme la CAN.»

«Je sais que le mutisme d’un attaquant fait douter, mais moi, je suis satisfait de ce que produit Bounedjah»

Le mutisme de Bounedjah dérange à plus d’un titre, mais le coach se dit satisfait de son rendement, car il remplit d’autres tâches que de celle de marquer des buts : «Les avants-centres vivent des buts qu’ils marquent, c’est sûr que quand ça ne marche pas dans un match ou 2, voire 3, il va douter. Les joueurs de champ de manière générale sont intéressés par le jeu, et l’attaquant est là pour finir. C’est sûr que s’il ne le fait pas, il ne sera pas satisfait de lui ni content. Je ne demande pas que les buts, je demande d’empêcher les premières relances faciles, ça demande de l’énergie. Je demande de presser, ça prend de l’énergie et ça manque de lucidité au final.»

R. M.  

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