Belmadi : «Une petite finale à gagner»

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/Le sélectionneur de l’équipe nationale de football, Djamel Belmadi, a qualifié de « petite finale », le match face au Burkina Faso.

« Certes, la rencontre face au Burkina Faso est décisive, mais le plus important c’est que les joueurs sont plus que jamais décidés à remporter cette petite finale afin de penser aux prochains matchs des barrages. Le match aller était compliqué pour nous, mais pour cette rencontre les données ont changé. Une grosse bataille nous attend demain », a déclaré Belmadi lors d’une conférence de presse tenue au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa. Le sélectionneur national a néanmoins minimisé les récentes déclarations de l’entraîneur de la sélection du Burkina Faso, soulignant qu’il était «  libre de dire ce qu’il veut, mais la seule et vraie réalité est celle du terrain. ».

«On a à l’esprit le scénario du Portugal»

«Nous sommes à trois matchs de la Coupe du monde. Cela passera par le match de demain, on connaît tous son importance. Dans ce genre de rencontres, le facteur surprise n’est pas à écarter. Nous avons pu assister dimanche au scénario du Portugal, battu chez lui par la Serbie (1-2), alors qu’il n’avait besoin que d’un match nul pour se qualifier directement au Mondial. A la différence, on aura après les barrages à disputer. Rien n’est laissé au hasard, chaque date Fifa apporte son lot d’exemples à retenir», a-t-il ajouté.

«J’appréhende le Burkina»

Appelé à évoquer son prochain adversaire, dont la victoire est impérative pour pouvoir passer en barrages, Belmadi s’est montré méfiant. « Le Burkina Faso a toujours eu l’idée de ressortir le ballon par derrière, de construire. Nous appréhendons ce genre d’adversaire, les consignes sont différents d’une équipe à l’autre. Chaque match a sa vérité. La prestation du Burkina Faso face au Niger (1-1), nous importe, mais ils savent désormais qu’ils doivent gagner à Blida pour se qualifier. Seul le résultat nous le dira à la fin si nous avons bien étudié notre adversaire».

«Je sais tout sur le Burkina, Malo n’est sûr que de la présence de Mahrez»

Interrogé sur les provocations de Malo,  le coach national répondra : «Je sais comment jouera Malo, je peux même vous donner leur onze (il le donne), mais lui n’est sûr que de la titularisation de Mahrez… après, il est libre de dire ce qu’il veut, il y a un bon arbitre, que le meilleur gagne».

«Ce serait triste de ne pas passer aux barrages»

Répondant à une question concernant une éventuelle fin de la série  d’invincibilité face aux « Etalons », Belmadi a refusé d’évoquer le moindre échec. « Je ne suis pas seul, j’ai tout un staff derrière moi, il y a les joueurs qui sont les véritables acteurs. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Sans eux, on ne peut rien faire. Nous connaissons notre métier, on s’applique pour faire le mieux qu’on pourra. Le haut niveau c’est des détails, nous devons bien travailler sur tous les aspects. L’objectif est de gagner nos matchs, mais il viendra le jour où on va perdre, j’espère que ce ne sera pas mardi». Avant d’enchaîner : «Ce serait triste de ne pas passer en barrages, eu égard de tout ce qui a été fait jusque-là».

«Gomes est un bon arbitre»

Belmadi qui avait déjà critiqué l’arbitrage à maintes reprises, semble cette fois-ci confiant, suite à la décision de confier ce match à l’arbitre sud-africain Miguel De Freitas Gomes. «Nous aurons mardi un arbitre d’un niveau mondial, je suis satisfait. J’espère qu’il n’y aura pas de décision injuste d’un côté comme de l’autre. Je suis pour le fair-play. Nous sommes plutôt concentrés sur notre match. J’espère qu’il n’y aura pas de soucis demain ».

«Ce n’est pas le moment de penser à mon futur »

Arrivé en août 2018 en remplacement de Rabah Madjer, limogé, Belmadi, qui avait réussi à mener l’Algérie à son deuxième sacre africain lors de la CAN-2019 en Egypte, s’était engagé pour un contrat qui court jusqu’à la Coupe du monde 2022 au Qatar. Relancé hier sur son avenir, il s’est de nouveau montré évasif à son avenir à la tête des  » Verts », estimant que le plus important était de qualifier l’Algérie au Mondial 2022, à la veille de la réception du Burkina Faso, mardi au stade Mustapha-Tchaker de Blida (17h00), dans le cadre de la 6e et dernière journée (Gr.A) du 2e tour des éliminatoires. «Il y a le match de demain, puis la CAN, ensuite un éventuel barrage du Mondial 2022. Ce n’est pas le moment de penser à mon futur. J’ai signé mon contrat en cinq minutes la première fois. Le président Amara Charaf-Eddine a dit que ça s’arrangerait en 5 minutes, il s’en souvient », a indiqué Belmadi, lors d’une conférence de presse tenue au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa.

«Serais-je capable d’apporter plus ?»

« Les détails du contrat ne seront pas un problème pour mon avenir. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de savoir si je suis encore capable d’apporter plus, si j’ai la force et l’énergie de convaincre, d’aller plus haut. Le métier est usant », a-t-il ajouté. Avant de conclure : «Je revois des images de notre arrivée à la tête de l’équipe nationale. Beaucoup de choses ont changé. On a pris de l’âge, je ne veux pas encore aller à l’hospice!».

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