CAN 2025: Pourquoi ça doit être en Algérie

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CAN 2025

La logique veut que ce soit l’Algérie qui accueille la CAN 2025. Ses infrastructures sportives, hôtelières et routières, conjuguées à la volonté politique réelle de l’Etat algérien d’accueillir cette édition, la stabilité du pays et la sécurité qui y règne font que la candidature algérienne est non seulement solide, mais inégalable également.

1990, c’est la seule et unique édition de la CAN organisée en Algérie.  Depuis, toutes nos tentatives d’organiser à nouveau cette compétition ont été vouées à l’échec. Même Raouraoua, qui pourtant semblait faire la pluie et le beau temps à la CAF, n’a pas pu (ou pas suffisamment fait) pour nous offrir cet honneur. L’Algérie avait d’abord postulé en 2015 pour remplacer la Libye et accueillir la CAN 2017, mais la toute-puissante CAF a décidé de l’attribuer au Gabon.

Nous avons ensuite présenté notre candidature pour les éditions 2019 et 2021, mais Hayatou a choisi son pays, le Cameroun pour la première et le pays de son allié et ami et puissant dirigeant africain Jack Anouma, la Côte d’Ivoire en l’occurrence, pour la seconde. Même la CAN 2023 qui n’était pas prévue dans le calendrier a été accordée à la Guinée, laissant l’Algérie sur la touche. Et lorsqu’il a été question de remplacer le Cameroun, qui était comme prévu pas prêt pour 2019, l’injuste CAF, face au refus du Maroc de l’accueillir, a décidé de la donner à l’Égypte, le jour de l’enterrement de son ex-président Morsi. Plus grave encore, le Cameroun a pris la CAN 2021 ; 2023 a été donnée à la Côte d’Ivoire et la Guinée a eu 2 ans de plus pour être prête pour 2025. C’est pour dire que l’Algérie a été tout le temps victime de la CAF et du manque de représentativité dans cette instance, où aucune décision n’était prise dans la transparence.

L’occasion pour Motsepe de prouver que la CAF a changé

Mais les choses semblent changer avec le Sud-Africain Patrice Motsepe. C’est du moins l’impression qu’on a, une impression motivée surtout par son discours et le discours de ses collaborateurs. Parce qu’en pratique, l’attribution de la CAN 2025 est le premier vrai test de l’administration Motsepe et surtout l’occasion idéale pour lui de prouver que la CAF, sous sa houlette, a changé et que le temps où un ou deux dirigeants monopolisaient à leur compte toutes les grandes décisions était révolu, que l’époque où l’Égypte de la dynastie Fahmi n’était plus «un super membre» et que le Maroc du corrupteur Lakjaâ était mis hors d’état de nuire et que l’influence de la Tunisie, notamment au niveau des compétitions interclubs, n’est plus d’actualité.

Candidature de l’Algérie à l’organisation de la CAN 2025: réaction de Belmadi

Sinon, qu’est-ce qui pourrait empêcher l’Algérie de gagner l’attribution de la CAN 2025 ? Aucun pays en Afrique n’est en mesure de proposer un meilleur dossier que le nôtre. La volonté politique y est, et les garanties ont été données par le président Tebboune en personne.  La stabilité et la sécurité sont également de mise. Quant aux infrastructures (Baraki, Miloud-Hadefi, Tizi Ouzou, Douéra, 5-Juillet) sont des stades de classe mondiale, sans compter Annaba et Hamlaoui refaits à neuf et Tchaker aussi qui constitue une infrastructure digne et homologuée par la CAF. Quant au réseau routier et aux infrastructures hôtelières, rares sont les pays qui offrent autant de choix à ses invités. Excepté l’Afrique du Sud qui a organisé les éditions de 1996 et 2013, aucun autre pays ne peut mettre autant d’atouts sur la table. Le Maroc remplit certes quelques cases, mais ça reste insuffisant et loin de ce que propose l’Algérie. Et puis, le Maroc a gagné l’organisation de la CAN 2015, mais a refusé de l’accueillir à cause du virus Ébola, mettant la CAF dans la difficulté. Hayatou lui a ensuite proposé de remplacer la Libye en 2019, mais le royaume a refusé aussi de sortir la CAF du gouffre dans lequel il s’était mise. Leur donner l’honneur d’accueillir la CAN 2025 au détriment de l’Algérie serait contre nature, un scandale même. Quant au Sénégal, également candidat à accueillir la CAN 2025, excepté le nouveau stade de Dakar et Augustin Senghor, vice-président de la CAF, et la puissante Fatma Samba Diouf Samoura, ex-SG de la FIFA, ils n’ont aucun atout à faire valoir. Les autres pays, à l’instar du Nigeria et l’Egypte, ont eu cet honneur récemment. La seule candidature qui peut relativement vraiment inquiéter l’Algérie est celle émanant du Botswana et de la Namibie, intéressés pour une coorganisation, sinon pour le reste l’Algérie est loin, très loin devant, de l’avis même de Motsepe qui a reconnu que «l’Algérie dispose d’infrastructures de niveau mondial» et semble ne pas oublier qu’on pas accueilli la CAN depuis 32 ans.

Y. C.