Céréaliculture, pomme de terre, viandes, lait…les chiffres de Benabderrahmane

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Dans la présentation, hier, de la politique générale de son gouvernement devant l’Assemblée populaire nationale (APN), Aïmene Benabderrahmane a abordé l’ensemble des volets traités durant l’année qui vient s’écouler, mais aussi les perspectives. L’agriculture a pris une place prépondérante dans le bilan dressé et les objectifs assignés à l’exécutif dans son programme.

Le premier ministre prendra le soin de rappeler le contexte difficile qui aura marqué l’année qui vient de s’écouler en faisant remarquer que l’inflation mondiale enregistrée durant le dernier exercice a touché les matières premières et les produits de première nécessité, sans oublier l’augmentation des frais de transport en raison des successions de crises (sanitaire énergétique et sécuritaire), lesquels n’ont pas manqué de se répercuter sur la sécurité alimentaire et sanitaire de certains pays. Il citera, à titre d’exemple, le prix du blé qui a dépassé les 500 dollars la tonne en mars 2022, une augmentation de plus de 80% par rapport à la même période 2021 où il coûtait (déjà) 280 dollars/tonne.

Une situation qui a poussé le gouvernement, sur instruction du président de la République, à constituer des stocks stratégiques en produits alimentaires, en blé plus particulièrement. Une mesure préventive qui a poussé l’exécutif à octroyer une aide financière de plus de 900 milliards de dinars à l’OAIC pour les années 2021 et 2022.

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En évoquant les secteurs stratégiques sur lesquels mise l’Algérie pour la réussite de son nouveau modèle économique, dont l’agriculture, il rappellera que la sécurité alimentaire du pays passe pour une des priorités du président de la République.

Parmi les mesures prise pour la relance du secteur agricole de manière à concrétiser la sécurité alimentaire recherchée, il a été mis en place la banque nationale des semences, appelée à renforcer les capacités nationales en matière d’emmagasinage des graines, de développement de la recherche pour des applications modernes à même d’améliorer les rendements à travers des espèces capables de s’adapter aux changements climatiques et de résister aux conditions extrêmes. A cela s’ajoutera la création de la banque nationale des gènes qui sera lancée au 1er semestre 2023.

Céréaliculture : 55 millions de quintaux à l’horizon 2025

Sur la production agricole de 2022, le premier ministre révélera que celle-ci a atteint 4500 milliards de dinars (contre 3500 milliards de dinars en 2021), soit en augmentation de 31%.

La production céréalière a atteint, quant à elle, 41 millions de quintaux (contre 27,6 millions quintaux en 2021), et le gouvernement œuvrerait pour la faire passer à 55 millions de quintaux à l’horizon 2025, avec l’élargissement des surfaces agricoles à 3,75 millions d’hectares, dont 550.000 ha pour le développement de l’agro-industrie au Sud.

Le premier ministre qui rappellera que le secteur agricole emploie 2,7 millions de personnes, soit 20% de la main-d’œuvre nationale, insistera sur l’augmentation des prix d’achat des céréales aux agriculteurs algériens, une mesure décidée par le président Tebboune en janvier 2022 pour encourager cette filière.

La production des légumes secs qui était de 0,9 millions de quintaux en 2021 est passée à 1,18 million de quintaux en 2022, pour une valeur de 17,1 milliards de dinars (+19%). Et pour mieux réguler le marché et éviter les importations anarchiques, l’OAIC a été chargé de gérer l’importation des légumes secs.

La production de la pomme de terre qui était de 31 millions de quintaux en 2021 est passée à 44,2 millions de quintaux en 2022 pour une valeur de 287 milliards de dinars (+43%), avec l’objectif d’atteindre les 50 millions de quintaux à l’horizon 2025.

Pour ce qui est de la tomate industrielle, sa production, qui a été excédentaire en 2021 et 2022 avec 23,3 millions de quintaux pour une valeur de 104 milliards de dinars, a augmenté par rapport à 2020 où elle a été de 19 millions de quintaux.

La production des viandes en augmentation

La production des viandes blanches a atteint 4,7 millions de quintaux en 2022 (contre 4,2 millions de quintaux en 2021), et le gouvernement entend la porter à 6,8 millions de quintaux à l’horizon 2025.

La production de viandes rouges a atteint 5,7 millions de quintaux (contre 5,4 millions de quintaux en 2021), avec l’objectif de la porter à 6,5 millions de quintaux à l’horizon 2025.

En matière de lait cru, le gouvernement entend réduire l’importation de poudre de lait avec, en point de mire, une production de 3,4 milliards de litres/an. Pas de chiffres quant aux productions de 2021 ni par rapport aux échéances fixées.

B. A.