Ces belles innovations algériennes

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Ces belles innovations algériennes

De nombreux scientifiques algériens se sont distingués ces derniers temps à l’étranger, mais force est de constater que même dans leur pays, des chercheurs, ou
le plus souvent de jeunes étudiants, se sont fait remarquer par des inventions ou des innovations qui augurent de beaux jours pour notre futur technologique.

Par : ASSIA T.

Nouvelle touche algérienne en termes de recherche scientifique. Le
ministre de l’Enseignement supérieur, Kamel Baddari, a donné hier à Alger le coup
d’envoi du projet de la première voiture électrique made in Algeria. Le prototype de
ce projet d’innovation dont la réalisation appartient au centre de recherche en technologies industrielles (CRTI) est pratiquement prêt, a fait savoir le ministre lors d’une visite d’inspection dans ce centre situé à Chéraga.

Confiée à de jeunes compétences algériennes, l’opération de conception de la
structure, de la batterie ainsi que du moteur a été finalisée, d’après M. Baddari.
Le travail est d’autre part, « en cours » pour le développement de la partie électrique dudit véhicule, a laissé entendre le directeur adjoint du CRTI, Benammar Abdessalem.

Une étape qui, selon lui, repose sur la conception d’une batterie au niveau
de l’unité de recherche relevant du centre dans la wilaya de Sétif pour l’utiliser directement après la finalisation des autres parties.

Soulignant que c’est au CRTI « de proposer un prototype fini aux entreprises de réalisation et les accompagner dans l’opération de fabrication », le ministre a, quant à lui, fait
savoir que la date du lancement de ce dernier « sera fixée dans les plus brefs délais ».

Ce projet d’innovation en phase de réalisation s’ajoute à plusieurs autres succès.

Il y a quelques jours, une invention algérienne dans le solaire a vu le jour. Il s’agit
d’une station d’énergie solaire mobile fabriquée par deux ingénieurs algériens de
Cherchell. Brevetée en février dernier de l’Institut national algérien de la propriété
industrielle (INAPI), cette invention algérienne est dotée d’un générateur d’électricité, cette station solaire mobile est destinée à être utilisée dans diverses circonstances, notamment en cas de catastrophe naturelle.

Le 26 mars dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur avait fait part d’une autre invention : un drone de détection d’incendie.

En 2022, une équipe de scientifiques algériens de l’université Djilali-Liabès de
Sidi Bel-Abbès avait réussi à révolutionner l’entretien des panneaux solaires.

L’invention dont le brevet a été déposé en novembre de la même année à l’INAPI avec
extension à l’international (au niveau de l’Organisation mondiale de la propriété
intellectuelle, OMPI) avait pour titre : « Dispositif d’autonettoyage et de refroidissement des panneaux solaires par vent électrique ».

L’impératif «d’associer les étudiants et les startups»

Lors de sa visite au CRTI, le ministre a mis l’accent sur la nécessité « d’associer les
startups et les étudiants universitaires dans le but de la concrétisation de tels projets ». Un essor dont les premiers résultats sont prometteurs. En janvier 2023, l’Algérie avait recensé 5.000 startups, dont 1100 ayant obtenu le label Startup ou celui de « Projet innovant ». Le nombre d’incubateurs a, quant à lui, grimpé de 14 à 60 entre 2020 et 2023 à travers tout le territoire national ».

A. T.