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Chanegriha veut faire des forces navales une véritable arme de dissuasion

/En visite de travail et d’inspection, hier, au commandement des forces navales, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire a mis l’accent sur l’intérêt «particulier» accordé aux forces navales algériennes. Un intérêt qui vise à rehausser, constamment, leurs capacités opérationnelles et de combat, et d’en faire une «véritable force de dissuasion».

Le général de corps d’armée a mis l’accent sur l’intérêt particulier accordé à nos forces navales, «au regard de leur importance en tant que composante incontournable dans le processus de règlement des conflits modernes». Les tensions qui pèsent sur la région, notamment au sud du pays, ne semblent pas pour autant détourner l’attention sur le renforcement de la sécurité au nord où la Méditerranée reste le premier rempart contre les menaces venant de l’extérieur. En ce sens, Said Chanegriha rappellera que «les récentes guerres qui secouent le monde ont mis en exergue l’importance de la force navale comme composante incontournable dans le processus de règlement des conflits modernes, et ce au vu des caractéristiques particulières que revêt cette force, à l’instar de la flexibilité, l’autonomie et la grande capacité de manœuvre dans les hautes mers, faisant d’elle une arme stratégique et vitale». Il ajoutera que «dans cette optique, et dans la mesure où notre pays possède des façades maritimes qui s’étendent sur plus de 1200 kilomètres, le haut commandement de l’armée nationale populaire a accordé, conformément aux orientations du président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la défense nationale, un intérêt particulier à nos forces navales», lit-on dans le communiqué. Et de préciser que cet intérêt se traduit, notamment, par le souci d’augmenter constamment les capacités opérationnelles et de combat de nos forces navales, «dans la mesure où celles-ci constituent un élément essentiel de notre dispositif de défense et un facteur crucial dans la défense de nos eaux territoriales contre toutes formes de menaces et de dangers, à l’instar de l’immigration clandestine et de la contrebande, mais aussi dans la protection de nos ressources halieutiques». Le Chef d’Etat-major a fait savoir que «cette attention particulière vise, également, à redonner la considération à la marine algérienne qui était, durant les siècles passés, au faîte de sa gloire, en ce qu’elle était l’incontesté maître des mers et une force redoutable dans le bassin méditerranéen». Le Général de corps d’armée ne manquera pas de signaler que «ce passé glorieux ne peut être qu’une source de fierté, et de détermination à mettre les forces navales de l’armée nationale populaire sur la bonne voie, et en faire une véritable force dissuasive, à la hauteur de la réputation de l’Algérie révolutionnaire, et dont les capacités opérationnelles et de combat sont en phase avec les différents enjeux, défis et mutations accélérées du monde d’aujourd’hui».

Des officiers français soulignent les capacités de la marine algérienne

Les capacités de la marine algérienne ont été soulignées par des officiers supérieurs français qui s’étaient exprimés en février dernier sur France Info/Afrique, révélant que les sous-marins et les missiles de croisière acquis par l’Algérie lui donnent un avantage significatif en Méditerranée. L’un d’eux estimait même que la marine algérienne possède des moyens que la France n’a pas encore, ou depuis peu. «L’Algérie dispose de sous-marins du type Kilo équipés de missiles de croisière Kalibr depuis 2016, soit cinq ans avant nous», expliquait-il. Ces missiles de croisière russes peuvent être tirés sous la surface. La marine algérienne dispose, ainsi, de six sous-marins russes, tous capables de tirer ces missiles Kalibr. La France a dû attendre la mise au point du missile de croisière naval de conception française pour avoir cette capacité. Son premier tir a eu lieu en 2020. Il apparait, ainsi, que l’Algérie a fortement accru sa capacité militaire en multipliant les acquisitions auprès de la Russie. Résultat : le visage de l’armée algérienne a profondément changé. Des sous-marins, des navires de surface, des avions etc. Mieux encore, l’on apprendra qu’en 2014, l’Algérie faisait même construire aux chantiers italiens Fincantieri le Kalaat Beni-Abbes, un bâtiment de débarquement et de soutien.

Des moyens sur lesquels est revenue la commission défense de l’assemblée française dans son rapport sur «les enjeux de défense en Méditerranée». Selon elle, l’Algérie a désormais des «capacités de déni d’accès et d’interdiction de zone en Méditerranée occidentale, à travers un dispositif de défense anti-aérienne composé de S-300 et prochainement S-400 et des systèmes perfectionnés de radars».

B. A.

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