Classement à l’international, création de startups : Les chiffres encourageants de l’université algérienne

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Classement à l'international, création de startups : Les chiffres encourageants de l'université algérienne

PAR ZINE HADDADI

Le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est entré ces derniers mois dans une dynamique positive. « L’université algérienne opère sa mue », a confié hier Dr Boualem Tatah, chargé de mission auprès du ministre de l’enseignement supérieur invité de la radio Chaîne 3. Les efforts fournis par le ministère de l’enseignement
supérieur et de la recherche scientifique durant la dernière période ont permis des résultats palpables.

En effet, 23 universités algériennes ont figuré dans le classement Times Higher Education (THE) 2023, contre 13 lors de l’édition précédente. La première université algérienne dans  le classement est l’université Djilali-Liabès de Sidi Bel-Abbès classée dans la tranche de 1000-1200. Elle est suivie des universités Ferhat-Abbas de Sétif et l’université de Skikda classées dans la tranche 1201-1500. Beaucoup de chemin reste à faire pour titiller de meilleurs classements, mais la progression rapide à comparer à des classements récents est à noter avec satisfaction.

En plus du retour dans les classements internationaux, l’université algérienne se dirige vers
une approche économique. « L’université algérienne est désormais ouverte à l’entrepreneuriat et forme des compétences aptes à accéder au monde du travail pas uniquement vers le salariat », explique Dr Tatah, donnant des chiffres sur cette nouvelle approche. Pas moins de 732 startups ont vu le jour au sein de l’université algérienne, ce qui place l’Algérie au deuxième rang africain après le Nigeria. Des résultats que le président de la République n’a pas manqué de saluer lors du conseil des ministres de la semaine dernière, mettant en avant la bonne coordination entre le ministre l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le ministre de l’économie de la connaissance, des startups et des micro-entreprises.

Enseignement supérieur : des efforts salués par Tebboune

« Le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’économie de la connaissance travaillent ensemble, alors qu’avant ils avançaient séparément. Désormais, l’université doit former pour alimenter le secteur économique privé via l’entrepreneuriat », a ajouté Dr Tatah. Ce dernier a évoqué également l’importance accordée par l’Etat algérien au segment de la recherche scientifique. L’Algérie compte 1800 laboratoires de recherche dont une vingtaine d’excellence, 47 unités de recherche, 70 équipes mixtes, une vingtaine de plateformes technologiques, 96 incubateurs, une centaine de centres de recherche, 3 agences thématiques, 8 plateformes d’analyses physicochimiques. Une enveloppe de 35 milliards de dinars est dégagée par les pouvoirs publics pour équiper ces plateformes, at-il indiqué. A l’ère de l’intelligence artificielle, l’Algérie ne compte pas rester à la marge.

Ainsi, une vingtaine de maisons de l’IA ont vu le jour. « L’IA est un défi majeur pour l’université algérienne », a précisé Dr Tatah. La transition énergétique fait également partie des défis du secteur selon Dr Tatah, chargé de mission auprès du ministre de l’enseignement supérieur. « De nouveaux programmes ont été élaborés au niveau des écoles poly echniques à Alger et Oran, notamment dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, de l’économie circulaire, de l’hydrogène et des risques majeurs », a-t-il poursuivi. Former des entrepreneurs c’est bien, les retenir c’est mieux. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique s’attelle également à diversifier les
modèles de financement des startups notamment via les banques, publiques ou privées, qui sont appelées à apporter leur contribution.

Z. H