Clôture de la 7e édition du festival de la littérature et du cinéma de la femme

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Par Delloula Morsli

La ville de Saïda a vibré au rythme de la 7e édition du festival national de la littérature  et du cinéma de la femme, qui s’est achevée dimanche soir sur une cérémonie de clôture riche en émotions. Le palmarès, dévoilé lors de cette soirée, a consacré le film « Desert Rose » du réalisateur Oussama Benhassine, qui a décroché le grand prix khelkhal d’or.

 

D’une durée de 26 minutes, « Desert Rose » retrace les essais nucléaires menés par la France coloniale dans le sud algérien et leurs effets dévastateurs sur les populations locales et leur environnement. Le film dénonce ces atrocités et les crimes commis par la colonisation française en Algérie, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui.

Oussama Benhassine, également scénariste du film « Desert Rose », a vu son court métrage produit en 2023 pour le soixantenaire de l’indépendance par le centre algérien pour le développement du cinéma (CADC) concourir aux côtés de quatre autres œuvres algériennes. A savoir “Le drapeau” d’Ahmed Agoune, “Zaïr Edhalam” d’Ahmed Ryadh, “Exécution” de Youcef Mahsas et “L’inconnu” d’Ahmed Zitouni qui a reçu, pour sa part, le prix du jury.

Du coup, où est “la femme”?

Bien que la compétition des courts métrages ne compte aucune réalisation féminine, les femmes étaient bien là et pas qu’”une” comme le laisse entendre l’appellation du festival. Le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à la talentueuse Amira Hilda Douaouda pour son rôle dans “Exécution” de Youcef Mahsas. Deux des longs métrages projetés étaient signés Rim Laredj avec “Dounia” et la Palestinienne Darin Sallem pour “Farha”. Toujours autour septième art, la matinée du dimanche a été consacrée à la projection de courts-métrages palestiniens en collaboration avec l’association “Shashat Women Cinéma”.

Côté littérature, il y avait également du beau monde avec les rencontres animées par Fadila Bahlil, Imène Kouidri, Asma Zitouni, Lynda Chouiten et Kaouther Adimi. Toutes sont revenues sur leurs œuvres, leurs parcours ainsi que leurs relations à l’écriture. D’ailleurs, des séances de dédicaces de leurs livres ont été organisées à la fin de chaque échange. Par ailleurs, Sarah Bertima, scénariste des séries “Eddama” et “Timoucha”, a animé un atelier consacré à l’écriture des scénarios.

La 7e édition du festival de la littérature et du cinéma de la femme a rendu un vibrant hommage à la comédienne Bahia Rachedi, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.

D.M.