Commémoration des événements du 11 décembre 1960 : Cérémonie en mémoire d’Annie Steiner

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Dans le cadre de la commémoration des événements du 11 décembre 1960, la fondation Asselah Ahmed et Rabah a organisé une cérémonie de recueillement et de témoignages en hommage à la moudjahida Annie Steiner.

PAR DELLOULA MORSLI

Organisée en collaboration avec sa fille Edith et Amar Moussi, cet évènement a eu lieu samedi dernier au siège de la fondation, sise au 29, boulevard Zighoud Youcef à Alger centre. Qu’ils aient ou non croisé son chemin, plusieurs personnes sont venues saluer la mémoire de la défunte militante anticolonialiste. Taous Ben Amara, artiste peintre dont les toiles sont exposées jusqu’au 16 décembre prochain au niveau de la fondation Asselah, a tenu à rendre hommage à cette grande dame. Elle a réalisé un portrait en aquarelle d’Annie Steiner.

Cette œuvre, en noir et blanc, porte aussi l’un des poèmes de la défunte moudjahida « Cette femme n’est pas une mère ». Le court métrage documentaire « Annie » a également été projeté lors de cet événement. Réalisé en 2019 par le franco algérien Rachid Bouchareb, ce film revient, à travers des témoignages, sur le parcours de la combattante de la cause algérienne durant la guerre de libération nationale.  Ce n’est pas la première fois qu’Annie Steiner passe à l’écran. En effet, elle a fait une apparition dans un autre documentaire, « Kermous N’sara » de Yacine Izarouken, réalisé dans le cadre des ateliers Béjaïa Doc en 2010.

Ayant pour thème les questionnements sur l’identité et l’appartenance, Annie y avait partagé avec des jeunes Oranais son point de vue sur l’engagement. Habitée par les valeurs de liberté et de justice, Annie Fiorio-Steiner rejoint le Front de libération nationale (FLN).

Arrêtée en 1958 pour « activités subversives », elle sera condamnée à six reprises et incarcérée à Serkadji et au pénitencier d’El Harrach, où elle subira des tortures psychologiques et physiques. Après l’indépendance, elle reste dans le pays pour lequel elle
s’est battue et participe, avec d’autres cadres algériens, à la reconstruction de l’Algérie libre et indépendante. Annie nous a quittés le 21 avril 2021, mais elle demeure à jamais un symbole de l’engagement des femmes algériennes pour leur pays.

D. M.