Covid-19 : Se dirige-t-on vers l’obligation vaccinale ?

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/La décision du ministère de l’Education d’avancer la date des vacances scolaires laisse croire que la situation épidémiologique est inquiétante. Et cela pose de nouveau la question de la vaccination qui jusque-là est plutôt un échec.

Le ministère de l’Education nationale a annoncé, avant-hier, que les vacances scolaires d’hiver seront avancées d’une semaine et qu’une campagne de vaccination sera organisée dans les écoles du 12 au 16 décembre. Une décision qui a surpris tout le monde tant son annonce aura été subite. Mais elle révèle en même temps que la situation sanitaire est peu reluisante. Le Pr Mahyaoui qui intervenait, hier sur les ondes de la Chaine 3, a salué la décision. Le membre du Comité scientifique chargé de la lutte contre la pandémie de Covid-19 a estimé que «le réaménagement de la date des vacances scolaires est une très bonne résolution pour la sécurité des enfants, du corps enseignant et de l’administration». Plus explicite, il arguera sa position par le fait que cela permettra d’«évaluer la situation sanitaire dans les milieux de l’éducation, et de prendre les décisions nécessaires pour augmenter le rythme vaccinal». Ceci d’autant que deux écoles ont été fermées, le mois dernier dans la wilaya de Tizi-Ouzou (un lycée à Azzefoun et un CEM à Ouacif), à cause de la flambée des cas de contamination. Dr Chekroun de la DSP révèlera, dans un reportage sur la même chaîne, que 63 établissements scolaires ont été fermés du 1er au 7 novembre, précisant que «le nombre de cas positifs parmi les élèves est de 73». Et d’ajouter qu’«au sein du corps des enseignants et de l’administration, le nombre de cas confirmés est de 47».

Vers l’imposition graduelle du pass sanitaire ?

Pour l’heure, la pass sanitaire n’est obligatoire que pour les stades de football. Cela a été mis en pratique en octobre dernier, à l’occasion du match Algérie-Burkina Faso (comptant pour le 1er tour éliminatoire de la Coupe du monde) pour permettre au public de revenir dans les gradins. Au même temps, les appels des spécialistes se multiplient pour imposer le pass sanitaire, comme cela s’est fait dans bon nombre de pays. En effet, il se trouve que le pass sanitaire est imposé dans les espaces publics dans un grand nombre de pays, même là où le taux de vaccination a atteint des seuils «acceptables». Accéder aux restaurants, aux cinémas, aux pubs ou cafés est restreint aux personnes vaccinées. Cela n’a peut-être pas évité à ces pays de vivre une 5e vague, mais la mortalité est bien moindre. Dans des pays voisins, le pass vaccinal est exigé pour accéder aux administrations publiques et autres commerces malgré des taux de vaccination plus élevés que chez nous.

Que décidera le gouvernement ce vendredi ?

A la mi-novembre déjà, les prémices de la 4e vague de la pandémie étaient là. Des experts de l’Agence nationale de veille sanitaire, du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus et d’établissements hospitaliers et de santé affirmaient, alors, que les indicateurs épidémiologiques du moment étaient annonciateurs d’une quatrième vague. Les chiffres quotidiens des contaminations et autres décès ne cessent d’augmenter depuis. Sans atteindre des seuils dramatiques, certes, mais l’évolution laisse présager qu’une 4e vague est inévitable. L’Algérie s’y prépare déjà. Le 30 novembre dernier, le Gouvernement avait annoncé l’instauration du pass sanitaire pour les voyageurs par voie maritime tout en indiquant que cette mesure pourrait être suivie par d’autres, dès ce vendredi, y compris au plan de l’obligation vaccinale,  «Les pouvoirs publics pourraient être amenés à prendre des mesures sanitaires adaptées à l’évolution de la situation épidémiologique, notamment en matière d’obligation vaccinale et d’extension du passe-sanitaire à certaines activités», précisait le communiqué du Gouvernement.

B. A.

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