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Début de la campagne moisson battage au Sud : Les 1ers signes d’une saison abondante

/La récolte céréalière de cette saison s’annonce beaucoup plus importante que celle de l’année précédente qui était de 13 millions de quintaux. Les premiers signes d’une saison abondante nous proviennent du Sud du pays avec l’agriculture saharienne qui continue à démontrer ses performances, notamment en matière de production céréalière.

D’après le communiqué du ministère de l’Agriculture rendu public, hier, «la campagne moisson battage a débuté dans les wilayas du Sud notamment Adrar, avec des prévisions favorables de récolte et collecte des céréales, tous types confondus, blé dur, blé tendre, orge et maïs», lit-on dans le communiqué. D’après de spécialistes du secteur, le développement de ce gisement céréalier à lui seul peut couvrir une part plus importante de la consommation nationale en la matière avec un rendement de 60 quintaux par hectare. En effet, pour la saison en cours, le département de l’agriculture table sur une production nationale de 27 millions de quintaux.

Installation de commissions locales

Pour assurer le bon déroulement de l’opération de moisson-battage prévue pour le mois de juin dans le Nord et les Hauts-Plateaux, le ministère de l’Agriculture annonce l’installation des   commissions locales composées des autorités publiques et des acteurs du secteur de l’agriculture. «Elles seront chargées du suivi et de l’évaluation de la campagne moisson-battage 2022. Cette opération vise essentiellement à fournir des données réelles sur la situation de la filière céréalière en Algérie afin de prendre les mesures nécessaires pour corriger les lacunes existantes et qui entravent son développement», indique le communiqué du ministère. Autrement dit, il s’agit de la constitution de bases de données permettant d’élaborer une politique agricole plus efficace pour le développement de ce secteur névralgique. En effet, d’après le ministère de l’Agriculture, les résultats des travaux des commission chargées du suivi et de l’évaluation de la compagne de moisson-battage de cette année, et celle de recensement  des passerelles, en cours d’installation, dédiées à la production des cultures stratégiques, serviront dans la définition de «la nouvelle politique publique de développement du secteur de l’agriculture». «Menée en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités et de l’Aménagement du territoire, sous l’autorité des walis, cette opération permettra de géo localiser, identifier les producteurs et évaluer les superficies et les rendements afin de doter le ministère de l’Agriculture et du Développement rural de données statistiques précises permettant d’ajuster les politiques publiques de développement des filières des produits agricoles de large consommation et d’engager une nouvelle approche permettant la modernisation du secteur, l’augmentation des rendements, et d’assoir une conception raisonnée, s’appuyant sur les potentialités réelles du pays», souligne le communiqué du ministère.

Mettre en place de «nouvelles mesures d’encouragement»

D’après la même source, le développement du secteur passe par la création de zones de spécialisation, «en prenant en considération le potentiel et les caractéristiques de chaque région du pays». Pour atteindre cet objectif, il est question de mettre en place de «nouvelles mesures d’encouragement et de soutien aux producteurs en lien avec l’obligation de résultats sur la base de contrats de performance», explique la même source. Pour rappel, l’un des objectifs majeurs du secteur de l’agriculture est celui de l’augmentation de la production nationale pour atteindre les 40 quintaux par hectare et l’élargissement de passerelles agricoles pour l’amélioration de la production nationale qui demeure l’unique et seul moyen pour réduire la dépendance du marché local aux importations et de garantir la sécurité alimentaire des Algériens. Pour cela, la révision de la politique agricole est devenue une urgence nationale, dans ce contexte marquée par une flambée des prix sur le marché international. Enfin, l’Algérie recèle les atouts nécessaires pour le développement de son agriculture. Le potentiel existe, les moyens humains et matériels aussi, il ne reste qu’à retrousser les manches et à se mettre au travail.    

A. B.

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