Des concessionnaires automobiles s’y engagent : «Des voitures à 990.000 DA» !

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Dans une nouvelle lettre adressée au président de la République, le groupement des concessionnaires automobile revient à la charge quant à la situation de blocage qui frappe le secteur de l’importation de véhicules depuis 2017 et qui risque de se poursuivre avec cette nouvelle refonte du cahier des charges régissant l’activité. En effet, et ce n’est plus un secret depuis quelques semaines déjà, le département de l’industrie et des mines s’attèle à faire valider un nouveau cahier des charges devant régir l’importation et la distribution automobile en Algérie, le 3e en un peu plus d’une année. Celui-ci viendrait modifier le dernier cahier des charges en date (175/21 du 3 mai 2021), notamment dans ses articles 3 et 4, lesquels concerneraient les opérateurs étrangers. Et à ce propos, ce groupement de concessionnaires se dit non concerné par ces articles car étant tous des nationaux résidant, et en appelle au premier magistrat du pays pour qu’une suite favorable soit donnée aux concessionnaires ayant postulé pour l’obtention d’un agrément et remplissant toutes les conditions édictées par le CDC du 3 mai 2021. Ceci d’autant que ce dernier imposait aux candidats de gros investissements en matière d’infrastructures, de formation des personnels et autres, sans que les engagements des services concernés de l’Etat ne respectent leurs engagements en matière de délais de traitement des dossiers et des exigences publiées dans le journal officiel.

Pour rappel, sur la soixantaine de dossiers déposés au niveau de la commission interministérielle mise en place pour l’octroi des agréments, vingt ont essuyé des refus, alors que les autres attendent le traitement de leurs dossiers. Et au moment où les membres de ce groupement espéraient le traitement de leurs recours par une autre commission interministérielle qui vient d’être installée, voilà qu’on parle d’un nouveau cahier qui serait sur la table du gouvernement.

Les différents prix qui seront proposés

Dans leur lettre, les concessionnaires qui se sont regroupés pour porter leurs voix affirment qu’avec le retour des importations, les véhicules seront disponibles à des prix plus abordables, contrairement à ce qu’on voit aujourd’hui, des milliers d’emplois directs seront créés, et autant d’emplois indirects à travers les réseaux de distribution, les caisses du trésor public se renfloueront avec les différentes taxes qui en découleront (droits de douane, TVA, TVN) et qui représentent plus de 50% du prix des véhicules, et moins d’accidents seront recensées sur nos routes parce que les véhicules seront moins usés et mieux entretenus. Et à propos des prix des véhicules qui seront proposés sur le marché si ces concessionnaires étaient autorisés à reprendre les importations, on évoque des citadines dont les prix oscillent entre 990.000 DA et 1.800.000 DA, des mini-trucks à 1.050.000 DA et des pick-up à 2.300.000 DA, sans parler des camions dont les prix seront affichés entre 1.900.000 DA et 4.700.000 DA. Des annonces qui n’ont pas manqué de susciter l’intrigue des spécialistes et du commun des Algériens. N’ayant pu en savoir un peu plus sur ces véhicules qui seraient proposés à ces prix inespérés, qu’il s’agisse des marques ou des modèles, surtout que la composante de ce groupement de concessionnaires automobiles préfère garder l’anonymat, nous ne pouvons que rester rêveurs. 

B. A.

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