Devant la poursuite de l’agression contre Ghaza : Une nouvelle proposition d’accord de trêve au Caire

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PAR AMAR .R

Alors que rien ne semble pouvoir arrêter la folie meurtrière de l’armée d’occupation sioniste
qui redouble de férocité et de barbarie, larguant des bombes aveugles d’une tonne chacune – qui laissent des cratères de 12 m de diamètre – sur les civils palestiniens à Jabalia au nord de Ghaza et à Rafah, les regards – et les espoirs avec – restent braqués vers Le Caire qui accueille des pourparlers secrets pour tenter d’arrêter la guerre sur Ghaza.

Une délégation du mouvement du Djihad islamique dirigée par Ziad Nakhalah, secrétaire
général du mouvement, a rejoint hier Le Caire pour des entretiens avec des hauts responsables égyptiens au sujet de la situation actuelle dans la bande de Ghaza, et ce, au moment où un haut responsable des services de renseignement de l’entité d’occupation s’y
trouvait aussi.

Une délégation du mouvement Hamas, conduite par Ismail Haniyeh a engament rejoint Le Caire depuis quelques jours pour des pourparlers au sujet d’une éventuelle trêve humanitaire, qui bute toujours sur l’entêtement de l’entité sioniste à poursuivre ses bombardements qui tuent indistinctement les civils à Ghaza.

Cela a lieu dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle ébauche de solution pour mettre fin à cette agression. Soit, une nouvelle proposition que l’Egypte vient de lancer pour tenter de recoller les morceaux d’une paix absente, et pour rapprocher les points de vue des deux parties au sujet de la nécessité d’un cessez-le-feu.

La proposition de l’Égypte

Cette proposition en trois points porte notamment sur l’accord des deux parties sur une
trêve de deux semaines renouvelable, la mise en place d’une structure chargée de la gestion des aides humanitaires et enfin sur un cessez-le-feu durable. Elle prend le relais d’une précédente offre de l’entité sioniste de libérer les prisonniers palestiniens, y compris ceux condamnés pour des crimes « graves », dans les prisons de l’entité d’occupation contre les « otages » sionistes.

Mais qui s’est heurtée à l’entêtement du PM sioniste à poursuivre son agression barbare tant qu’il n’a pas liquidé le Hamas et libéré les otages. De son côté, le mouvement palestinien de la résistance exige un cessez-le-feu durable avant toute négociation sur les otages.

Cette position du Hamas a lieu au moment où les avions de combat et l’artillerie lourde de l’occupation continuent leurs bombardements sur plusieurs zones au nord de la bande de Ghaza, en particulier Beit Hanoun et le nord de Jabalia. Ce qui porte à 166 citoyens tués et 384 autres blessés durant les derniers 24 heures, et à un total de 20 424 citoyens tués et 54 036 citoyens blessés, dont plus de 70% sont des femmes et des enfants depuis le début l’agression sioniste en cours contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre dernier.

L’armée sioniste est en train de perdre la guerre

De son côté, l’entité d’occupation a annoncé la mort de 486 soldats et officiers depuis le 7 octobre, dont 14 soldats et officiers qui ont été neutralisés au cours des combats acharnés avec la résistance palestinienne. Ce mini-bilan lève le voile sur les mensonges de l’armée sioniste qui a jusque-là tenu secrètes ses pertes et se veut un démenti sanglant aux prétentions de l’armée sioniste selon lesquelles elle a la maîtrise du terrain, eu égard à l’incursion de ses troupes dans les villes du nord de l’enclave.

Ce que reconnaît à demi-mot Netanyahu en affirmant que « la guerre a un coût élevé » pour ses soldats, alors qu’il sombre dans le bourbier de Ghaza. Ce constat n’échappe pas aussi à la presse britannique qui souligne que l’entité est en train de perdre la guerre. Ainsi, le journal britannique « The Guardian » a déclaré dans un compte rendu publié vendredi que la doctrine de la force massive adoptée par l’armée israélienne est en échec, ajoutant que « bien qu’Israël soit en train de perdre la guerre contre le Hamas, Netanyahu et son gouvernement ne l’admettront jamais ».

Le journal a indiqué que « le recours excessif à la force risquerait non seulement de faire de
(l’entité d’occupation) un paria, même parmi ses alliés, mais alimenterait également une génération d’opposition extrémiste de la part d’un Hamas reconstitué ou de son inévitable successeur ». Et de conclure sur la nécessité de mettre un terme immédiat à ce conflit.

A. R.