Education nationale : Erreur de notation, la tutelle décide de sévir

0
109
éducation

/Face aux plaintes répétitives des élèves concernant les erreurs de notation constatées sur la plateforme numérique, le ministère de l’Education nationale  a décidé de sévir, et cela, à travers la note ministérielle n°376 du 15/03/2022 relative aux dispositions supplémentaires pour la gestion de l’éducation.

A ce propos, le ministère a lancé un appel à l’ensemble des directeurs, les directions d’éducation nationale, les inspecteurs d’éducation nationale, les inspecteurs les établissements d’enseignement primaire et ceux d’enseignement moyen ainsi qu’aux directeurs des établissements scolaires pour limiter les erreurs de saisie des notes des élèves sur la plateforme numérique. Considérant l’enseignant chargé de l’insertion des notes sur la plateforme comme premier responsable, la tutelle a donné des instructions pour éviter toute erreur. Il s’agit en premier lieu, de saisir les notes des élèves sur la plateforme une semaine après le déroulement des examens et la correction collective avec les élèves qui devront aussi valider leurs notes finales. Une fois cette première phase accomplie, et les notes saisies sur la plateforme, l’enseignant est appelé à suivre et vérifier les notes avant les conseils de classe ou les conseils des enseignants ainsi qu’avant le retrait des bulletins. Selon le note du ministère, le suivi se fera via un document qui doit être extrait à partir du système d’information. L’enseignant doit signer le document après avoir vérifié les notes de ses élèves puis il le remet à l’administration pour qu’il soit signé aussi par le directeur de l’établissement. De son côté, le directeur doit veiller à la confirmation des notes des élèves chaque fin de trimestre pour que les parents puissent consulter les notes de leurs enfants sur le plateforme numérique. En cas d’erreur et dans le cas où les parents et les élèves découvrent des fautes dans la notation sur les relevés, la réouverture de ce volet est possible et elle se fera au début du trimestre suivant, mais uniquement pour deux semaines, et ce, afin de rectifier les erreurs. Mais avant de le faire, l’enseignant concerné par l’erreur doit déposer un rapport, signé et approuvé par le directeur de l’établissement, dans lequel il admet son erreur. Une fois l’année scolaire achevée, aucune modification ne sera tolérée, l’enseignant ainsi que l’administration devront prendre l’entière responsabilité et subiront des sanctions.

Boudiaba : «Intolérable de faire endosser à l’enseignant une telle responsabilité»

Interrogé sur ce dispositif, le porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba, a estimé qu’il est «intolérable de faire endosser à l’enseignant une telle responsabilité», si l’on considéré que la gestion de la plateforme numérique se fait de manière externe. «Il faut savoir que l’enseignant est juste chargé de la saisie des notes, ce qui ce passe par la suite sur la plateforme numérique se fait sur d’autres niveaux, notamment au niveau de l’académie, on ne peut juger l’enseignant sur une action qu’il ne contrôle pas totalement», a-t-il déclaré. Concernant les mesures annoncées par la tutelle, le syndicat a affirmé qu’il s’agit des dispositifs réglementaires ordinaires. S’agissant des sanctions prévues en cas d’erreur de notation, le syndicaliste a déclaré que des sanctions ne peuvent être prononcées du jour au lendemain et qu’il n’y a aucun texte de loi qui le prévoit. Boudiba a conclu en affirmant qu’il s’agit d’une énième décision irréfléchi décidée sans consultation préalable. Par ailleurs, le porte-parole du Cnapeste a annoncé qu’une réunion entre les présidents des syndicats du secteur et le ministre de l’Education est prévue pour ce jeudi. Au menu, la présentation de l’avant-projet de la loi principale des travailleurs de l’éducation. «La commission technique chargée de l’élaboration du texte de loi a finalisé son travail et le texte devrait être en principe être présenté ce jeudi», a-t-il dit.

W. S.