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Elle exportait 20.000 tonnes de bovins vivants vers l’Algérie : Ce que Sanchez a fait perdre aux éleveurs espagnols

/Fragilisés par le recul de l’activité, l’augmentation de la facture énergétique et pénalisés par l’arrêt des exportations vers l’Algérie, les éleveurs espagnols de bovins sont à bout de souffle. Ils recherchent désespérément de nouveaux marchés alternatifs après «l’arrêt des exportations» de 20.000 tonnes par an de bovins vivants vers l’Algérie. Leur tâche se complique, car écouler ce volume de viande important sur le marché, n’est pas mission aisée.

L’Algérie est considérée, depuis des décennies, comme le principal débouché pour les bovins espagnols, mais la donne, semble-t-il, a changé, suite au revirement de la position espagnole au sujet du Sahara Occidental. Pour expliquer les difficultés que trouvent les agriculteurs espagnols à exporter vers l’Algérie durant ces deux dernières semaines, la presse ibérique évoque «une mise à exécution par l’Algérie de ses sanctions contre l’Espagne». Après la décision de l’Algérie de réviser à la hausse les prix du gaz exporté vers l’Espagne, c’est au tour du secteur de l’agriculture et les agriculteurs espagnols de faire les frais de la politique étrangère du Premier ministre Pedro Sanchez. «Le secteur de l’agriculture qui peine déjà à se relever vient de subir un coup très difficile», lit-on dans l’édition du journal La Gaceta «L’arrêt des exportations de bovins vivants vers l’Algérie est un signe alarmant et aura un impact important sur la filière qui peine déjà à se relever», explique un agriculteur cité par La Gaceta.

Le veau perd 30 $ en Espagne

Du côté des autorités algériennes, il n’y a ni confirmation ni infirmation au sujet de cette «interdiction des importations d’Espagne», mais les témoignages collectés par le journal espagnol indiquent que «les autorités algériennes ont imposé des obstacles pour l’entrée de bétail vivant en provenance d’Espagne, sans qu’il y ait eu de communication officielle. Le 21 mars, nous étions informés que les échanges avec l’Espagne avaient été bloqués. Ce sont les clients eux-mêmes qui ont annoncé la nouvelle», révèle un agriculteur. D’après la même source, «les clients algériens ont été confrontés au problème de transactions bancaires qui demeure sans solution. Ils ont proposé d’effectuer l’opération via des ports français, mais l’idée a été rapidement écartée à cause de la logistique et des opérations triangulaires qui se soldent souvent par des pertes». En fait, cette décision est interprétée par la presse espagnole comme «étant la conséquence directe de la position espagnole au sujet du dossier sahraoui». Depuis la dégradation de la relation entre l’Algérie et l’Espagne, les agriculteurs espagnols n’ont pas cessé d’exprimer leurs inquiétudes, et s’interrogent sur l’avenir et le devenir de la filière, après «l’échec d’exportation de bovins, lundi dernier, vers l’Algérie». «Avec cela, le prix des veaux a rebondi à la baisse de l’ordre de 20 à 30 dollars la tête par rapport à ce qui avait été payé la semaine précédente. Ils ont également mis en garde contre de nouvelles baisses à venir», explique la même source. Enfin, l’Algérie a déjà exprimé sa volonté de revoir ses relations commerciales avec la partie espagnole, mais aucune information n’a filtré sur la question de l’arrêt des importations de ce pays. Désormais, la liste des sanctions s’est élargie progressivement pour inclure d’autres secteurs en dehors des énergies…

A. B.

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