Entreprises publiques économiques : En finir avec les crises à répétition

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Entreprises publiques économiques : En finir avec les crises à répétition

Les entreprises publiques économiques (EPE), telles que Eniem, Enie et autres, qui disposent de capacités considérables et d’importantes parts de marché, « ne pâtissent pas de problèmes financiers, mais de problèmes de gestion ».

Ce constat émanant du ministre de l’industrie, Ali Aoun, lors d’une visite d’inspection qu’il a effectuée samedi dernier dans la wilaya d’Alger, résume on ne peut mieux l’urgence des réformes à opérer au sein du secteur économique public afin de le sortir de ses crises financières à répétition et l’installer durablement sur une trajectoire de commercialité et de profitabilité.

Un gage qui passe par un réaménagement en profondeur de ses modes de gouvernance et de management, voire par des privatisations transparentes et ciblées qui pourraient être opérés au sein de certains secteurs d’activités autres que celles considérées comme stratégiques, à l’image de certains segments énergétiques ou autres. Ces pistes de réformes figurent d’ailleurs parmi les options préconisées dans le cadre de la stratégie des pouvoirs publics en vue d’accélérer le redressement et la relance des activités des groupes et entreprises publiques, notamment celles présentant des difficultés financières.

De fait, telle que consignée à travers la déclaration de politique générale du gouvernement, la stratégie de réforme du secteur public marchand et de la gouvernance des entreprises publiques s’appuie entre autres sur « l’élaboration d’un plan de redressement comportant des mesures internes et externes avec des projections des plans de financement », ainsi que sur « la refonte de la gouvernance, en termes d’organisation, notamment pour ce qui  concerne le choix des cadres dirigeants et de sanction (positive et négative) ». Des démarches cruciales auxquelles s’ajoutent d’autres actions, dont notamment la mise en place de mesures internes « visant une meilleure maîtrise des charges de toute nature », « la finalisation des opérations d’audit de l’ensemble des groupes publics industriels et holdings, entamées en 2022 », mais aussi « l’entame d’une réflexion pour la refonte de l’ordonnance relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques ».

Des solutions qui peuvent être initiées en concomitance avec d’une part, des privatisations d’EPE non stratégiques et d’une autre part, l’introduction d’instruments innovants en matière managériale pour les EPE stratégiques, comme le suggère l’expert en économie et finances, Mourad Goumiri.

R. A.