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Érosion du pouvoir d’achat, retraite proportionnelle et code du travail : Les syndicats autonomes font leur retour en scène

/La Confédération des syndicats autonomes (CSA), qui regroupe 14 organisations syndicales de divers secteurs de la fonction publique, entre autres l’éducation, la santé, l’administration et l’économie, a décidé de relancer ses revendications,  notamment celle inhérentes à la question du pouvoir d’achat -actualité oblige- ainsi qu’à la retraite proportionnelle et sans condition d’âge, au code du travail et la loi sur la santé.

Après une rupture due à la situation sanitaire (Covid-19), et suite à l’élection d’un nouveau coordinateur en la personne de Boualem Amoura, ce conglomérat de syndicats a tenu à marquer son retour sur la scène syndicale en cette conjoncture d’érosion du pouvoir d’achat lors d’une conférence de presse pour relancer tous les dossiers, notamment la revendications relative à la demande d’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs, la retraité et les libertés syndicales. Cette reprise de travail de la part des 14 syndicats autonomes intervient surtout après l’adoption de l’amendement de la loi 90/14 par les deux chambres du parlement. M. Amoura, qui est intervenu à cette occasion, a rappelé les acquis obtenus par les fonctionnaires, indiquant que «ce que nous avons gagné comme acquis, notamment la baisse de l’IRG, malgré que c’est insuffisant, est venu grâce à la CSA». «Et, si aujourd’hui les algériens peuvent constituer des fédérations et des confédérations suite à l’amendement de la loi 90/14, c’est aussi grâce à notre lutte», a-t-il poursuivi.

«Certains dossiers sont réglés, d’autres attendent»

Et ce, avant d’enchainer : «Si certains dossiers sont réglés, d’autres attendent encore, et nous allons continuer à lutter puisque nous sommes dans la légalité du moment que cette loi a été déjà adoptée». Parmi les dossiers vers lesquels la CSA va diriger sa lutte figurent ceux de la retraite sans conditions d’âge (après 32 ans d’exercice) qui a été supprimée en 2016, la situation des différentes caisses de l’Etat gérées par l’UGTA, à travers les conseils d’administration, notamment le FNPOS, la CNR et la CNAS. A ceux-là s’ajoute le dossier de la circulaire 06-03 relative au statut général de la fonction publique qui est en cours de révision. «On a  mis en garde le gouvernement de faire cavalier seul, et on demande à être associé à son élaboration», dira M. Amoura à ce sujet, en expliquant son importance par le fait qu’«elle encadre la carrière du fonctionnaire». Il a rappelé, dans ce contexte, que les statuts particuliers de la fonction publique notamment celui du secteur de l’éducation sont gelés en attendant la révision de cette ordonnance, afin de les mettre en conformité avec celle-ci». Ce chapelet de revendications comporte aussi la demande d’être associé à la révision de la loi sur la santé, en demandant notamment «le droit de tous les Algériens à des soins gratuits» et de «mettre les moyens pour le secteur public».  Aussi, la CSA accorde un intérêt particulier au dossier de l’érosion du pouvoir d’achat des travailleurs et des retraites, car selon lui, 65% des retraités touchent une pension mensuelle de moins de 25.000 DA. Ce faisant, la CSA entend interpeller le gouvernement à ce sujet, mais, «si le gouvernement ne veut rien entendre pour sa satisfaire nos revendications, nous ne pouvons nous empêcher d’aller vers la protestation», a souligné Boualem Amoura. Cependant, le coordinateur de la CSA a exclu, du moins à ce stade, le recours à des actions de protestation, indiquant que la question «sera discutée et négociée dans le cadre de la CSA en consultant la base».

A. R. 

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