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Le Monde

Espagne : «lanterne rouge» de la reprise économique post-pandémie, le PP accuse Sanchez

Sanchez conduit l'Espagne à la crise selon le PP

Avec une inflation qui frôle les 11% et une croissance économique de 1,3%, 0,2% au premier trimestre et 1,1% au deuxième trimestre, l’Espagne de Sanchez est la lanterne rouge des pays développés.

Cela a naturellement fait réagir l’opposition, principalement le PP d’Alberto Núñez Feijóo, via son secrétaire adjoint à l’économie, Juan Bravo, qui a critiqué avec virulence les mesures anti-crise du gouvernement. Ce dernier a assuré que l’Espagne était la «lanterne rouge» parce que les mesures appropriées n’ont pas été prises.

Bravo est allé plus loin en prédisant un automne «compliqué». Et de prévenir que «nier la réalité des difficultés ne nous permettra pas d’aborder adéquatement les solutions». Le représentant du PP a aussi souligné que la situation «est pire qu’il y a un an». Le dirigeant a passé en revue les données du PIB et de l’inflation, à 10,8%, et s’est appuyé sur des experts qui suggèrent qu’«après l’été, il y aura des difficultés du point de vue économique». L’Espagne est «un grand pays, meilleur que le gouvernement dont il souffre», tonne-t-il.

Un gouvernement «déconnecté»

Après avoir assuré que le gouvernement était «déconnecté» de la réalité, Bravo estime que Sanchez et son équipe sont plus préoccupés par ses «problèmes internes» que par ceux des citoyens. «Le seul souci de Sanchez, c’est de résister au Palais de la Moncloa», dit-il. À la question si l’Espagne pouvait atteindre une croissance de 4%, Bravo a répondu que tout indiquait que non. «En ce moment, nous avons 1,3%, 0,2% au premier trimestre et 1,1% au deuxième trimestre», a-t-il indiqué, pour souligner qu’une croissance de 2,7 % devrait être atteinte au cours des trimestres suivants.

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«Nous sommes le pays de l’UE qui a le plus chuté et aussi celui qui se remet le plus lentement. L’Espagne est actuellement la lanterne rouge des grandes économies en termes de reprise après la pandémie.» En outre, il a souligné qu’il existe une «série de prévisions à la baisse pour la croissance» et qu’il existe un «risque de crise financière aiguë en Espagne».

Ce qui se passe avec l’Algérie est regrettable

Interrogé sur la crise algéro-espagnole qui a suivi le changement de position de l’Espagne par rapport au conflit sahraoui, Bravo a indiqué que lorsque quelqu’un prend des décisions «unilatéralement sans consultation, cela crée des problèmes à l’Espagne, mais aussi pour tous les Espagnols», pour ajouter que l’Italie «est devenue la principale référence de l’Algérie pour l’exportation de gaz pour toute l’Europe», une place qui était selon lui, réservée son pays, l’Espagne. «Il semblait que le problème avec les banques algériennes avait été débloqué et, cependant, il semble que la situation soit encore plus complexe et compliquée. Cela, en ce moment d’incertitude, n’est en aucun cas bon pour l’ensemble des Espagnols», a-t-il averti.

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