Exportations, approvisionnement régulier du marché et maîtrise des importations : Les défis qui attendent Zitouni

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Exportations, approvisionnement régulier du marché et maîtrise des importations : Les défis qui attendent Zitouni

Par Abdellah B.

Tayeb Zitouni a pris hier ses fonctions de ministre du Commerce et de la Promotion des exportations en remplacement de Kamel Rezig, suite au dernier remaniement ministériel.

L’ex-secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) et maire d’Alger à deux reprises, Tayeb Zitouni, a hérité d’un secteur très sensible alimenté par de nombreuses polémiques depuis quelques années.

En effet, en ingénieur en aménagement urbain qu’il est, il est appelé à venir en solution pour résoudre les problèmes exposés par les acteurs, les citoyens et booster les exportations hors hydrocarbures.

Une mission qui n’est pas si aisée, mais elle ne relève pas de l’ordre de l’impossible en la présence d’une volonté politique.

Dans ce sens, il a affirmé, lors d’une conférence de presse à l’occasion de la cérémonie de passation de consignes avec Kamel Rezig, que «le président de la République accorde un intérêt majeur au secteur qui occupe une place centrale dans l’économie nationale afin de réduire les tracas du quotidien pour le citoyen, prendre en charge ses besoins, réguler le marché et lutter contre la corruption».

«Les vivres des Algériens, une ligne rouge»

À cette occasion, le nouveau ministre affiche la couleur dans un discours où il a alterné menace et encouragement. Après avoir invité les acteurs du secteur, commerçants, opérateurs économiques et cadres à mettre les bouchées doubles pour le développement du commerce, ce dernier a brandi des menaces à l’encontre de ceux qui «tentent de toucher aux vivres des Algériens» considérée comme une «ligne rouge à ne pas franchir», au même rang que «la stabilité nationale».

En fait, lors du dernier conseil des ministres, Abdelmadjid Tebboune avait déjà tracé les grandes lignes à suivre dans le développement du commerce en Algérie et qui ne devrait pas se faire au détriment des besoins des citoyens.

De ce fait, il a insisté sur un point : l’Algérie ne peut rester à l’écart de l’évolution du marché extérieur et ne peut réduire drastiquement les importations jusqu’à priver les citoyens de certains produits.

En d’autres termes, il s’agit de mettre en place une nouvelle stratégie permettant un approvisionnement régulier et durable et d’orienter également l’excédent de la production vers l’exportation hors hydrocarbures dont le gouvernement a placé la barre encore plus haut, après les réalisations de l’année dernière en la matière, notamment avec les engagements de l’Algérie sur plusieurs fronts.

À commencer par la renégociation de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne et la conquête du marché africain dans le cadre de la relance de la zone de libre-échange africaine.

L’autre dossier des plus lourds qui s’invite également sur la table de Zitouni, que ses prédécesseurs à la tête de ce département n’ont pas réussi à résoudre, est celui du poids de l’informel dans l’économie nationale.

Un marché florissant qui pèse lourdement sur l’économie nationale, d’après les derniers chiffres de la Banque d’Algérie.

Enfin, ayant hérité d’un secteur très sensible marqué par de nombreuses polémiques depuis quelques années, Zitouni doit apporter sa touche dans la résolution des problèmes qui se posent dans le secteur et qui touchent directement à la vie quotidienne des citoyens.

A.B.