Exposition de leurs peintures à la galerie Mohamed Racim : L’Algérie dépeinte par les orientalistes

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Exposition de leurs peintures à la galerie Mohamed Racim : L'Algérie dépeinte par les orientalistes

La galerie Mohamed Racim accueille actuellement, et jusqu’au 9 décembre, une exposition de peintures intitulée « Trésors de la peinture orientaliste ».

PAR DELLOULA MORSLI

Une exposition de près de quatre-vingt-dix tableaux orientalistes se tient actuellement à la galerie Racim à Alger. Les toiles, signées par de grands noms de ce mouvement, dépeignent l’Algérie du XIXe et XXe siècles. Cavaliers de fantasia, le bleu de la Méditerranée, l’immensité du désert ou encore les scènes de vie quotidienne sont les principales inspirations de ces peintres, dont un bon nombre a côtoyé l’école des beaux-arts d’Alger.

Rappelons que la peinture orientaliste est apparue pour satisfaire une certaine curiosité visà-vis des pays qui semblaient exotiques aux yeux de l’Occident. En effet, l’invasion de l’Egypte par Napoléon en 1798 a éveillé un grand intérêt chez certains artistes européens qui se sont notamment rendus en Afrique du Nord. Dans un contexte colonial, l’Algérie fut une destination de choix pour les peintres français. Entre fantasmes et fascination, ces artistes ont produit une variété de peintures sur la vie quotidienne.

Le bleu des côtes algériennes

Loin des représentations de personnages exotiques et de grandes étendues de sable, certains des peintres exposés ont puisé leur inspiration dans la rive sud de la Méditerranée. C’est le cas d’Olynthe Madrigali (1887 – 1950) qui s’est établi à Saint-Eugène en 1935 et qui a peint essentiellement des marines. On retrouve son « Bord de mer aux environs d’Alger » dans cette exposition.

On peut également admirer « Le port d’Alger » de Gustave Lino (1893-1961), « Voiliers dans le port d’Alger » d’Emile Godchaux (1860-1938) ou encore « Bord de mer à Saint-Eugène, Alger » de Pierre Faget-Germain (1890-1961). Les côtes de Skikda ont également été
immortalisées avec « Plage à Skikda » de José Ortega (1877-1955) ou encore « Vue du village de Stora » de Roger Marius Debat (1906-1966) dont les toiles sont un véritable hymne à la couleur.

Ayant occupé le poste de directeur des beaux-arts de Constantine, ce dernier exprime à merveille le bleu du pays. Par ailleurs l’exposition « Trésors de la peinture orientaliste »
provient de la collection privée de Sadek Messikh. Cet amateur d’art nous offre, à travers ces 87 œuvres, l’occasion de découvrir un orientalisme éclectique, mais surtout un pan de l’histoire de l’Algérie.

D. M.