Filière sidérurgique : Zeghdar mise sur des exportations de «1,7 milliard $ prochainement»

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Filière sidérurgique : Zeghdar mise sur des exportations de «1,7 milliard $ prochainement»

Par Abdellah B.

L’organisation de la filière sidérurgique demeure une nécessité pour accompagner l’évolution de la filière minière en Algérie visée par une nouvelle orientation qui s’articule autour de la production et de l’exportation.

De ce fait, Ahmed Zeghdar, ministre de l’Industrie, appelle les acteurs du secteur à la création prochainement d’un cluster industriel dans la filière sidérurgique capable de reconstruire et revitaliser cette filière, qui était dans le passé l’une des ossatures de l’économie nationale.

Lors d’une conférence de presse animée hier à l’occasion de l’ouverture, à Alger, du Salon international du fer, de l’acier et des produits miniers «Metal & Steel Algeria Expo 2023», M. Zeghdar est revenu sur les réalisations de cette filière en Algérie et la nouvelle approche adoptée par les pouvoirs publics visant à l’organisation des acteurs économiques dans des clusters industriels.

Une manière, selon le ministre, de permettre à cette filière et ses acteurs de jouer pleinement leur rôle dans l’essor économique du pays et permettre à des filières, comme la sidérurgie, de retrouver leur place d’acteur économique de premier rang.

«L’Etat est prêt à accompagner cette dynamique visant à renforcer la production nationale», a-t-il affirmé.

Selon M. Zeghdar, les moyens seront mis à la disposition des acteurs de cette filière pour l’accompagnement de cette dynamique d’amélioration de ses performances, et ce, pour atteindre les objectifs esquissés par les pouvoirs publics dans les prochaines années.

En revenant sur la production dans le domaine, le ministre affirme que la production sidérurgique du pays est de l’ordre de «3,5 millions de tonnes avec un taux de croissance annuel de 16% en 2021», ce qui fait de l’Algérie le «troisième pays arabe» producteur de ces produits, derrière l’Egypte et l’Arabie Saoudite, ce qui représente en moyenne un taux de «10,8% de la production globale des pays arabes», affirme-t-il.

D’après les données dévoilées par le ministre de l’Industrie, trois grands groupes dominent aujourd’hui la scène de la production sidérurgique en Algérie.

Le premier est l’usine d’El-Hadjar qui a produit pour «800.000 t» et qui avec «la deuxième partie du plan de développement de ses unités, le renouvellement de la chaîne de production devrait reprendre sa place et renforcer sa production pour atteindre 1,2 million de tonnes par an», indique le ministre.

L’autre acteur principal dans le domaine est l’usine de Belarra (wilaya de Jijel), qui est le fruit d’un partenariat algéro-qatari qui a produit pour 250.000 t, et enfin Tosyali, d’une capacité de production de 571.000 t, d’après les données du ministère de l’Industrie.

Passer d’un pays importateur de la matière première à un pays exportateur

En effet, avec l’entrée en exploitation de la mine de Gara Djebilet, à Tindouf, d’ici à 2025, avec une production de 20 millions de tonnes de minerai de fer par an, dont une partie importante sera destinée à l’approvisionnement des unités de production de produits sidérurgiques et métalliques, l’Algérie compte non seulement «booster sa production» en produits sidérurgiques et métalliques, mais aussi «devenir un pays exportateur» du minerai de fer dans les années à venir. Le ministre a affirmé que les exportations pourraient même atteindre 1,7 milliard de dollars prochainement.

La filière sidérurgique est l’une des filières les plus prometteuses en raison de nombreux projets lancés précédemment dans le développement des mines dans plusieurs régions du pays et le lancement de nouveaux projets d’exploitation de gigantesques gisements.

L’entrée en production de ces gisements permettra de booster la production nationale et par conséquent augmenter les exportations du pays en la matière et qui se chiffrent actuellement à 500.000 t, tous types de produits, vers plusieurs destinations dans le monde.

A.B.