Gaza : Le Conseil de sécurité rejette tout projet de déplacement forcé des Palestiniens

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Conseil de sécurité de l’ONU :

Les membres du Conseil de sécurité ont été unanimes vendredi à rejeter tout projet de déplacement forcé des Palestiniens en dehors de leurs terres, exprimant leur inquiétude concernant les récentes déclarations de ministres sionistes encourageant le transfert massif de civils de Gaza vers des pays tiers.

Pour rappel et lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux inquiétudes sur le déplacement forcé de Palestiniens à Gaza, l’Algérie, qui a demandé la tenue de cette rencontre, a appelé la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité, à rejeter d’une « seule voix » le déplacement forcé des Palestiniens.

Le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à New York, Amar Bendjama, a rappelé les déclarations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a souligné que « ce qui se passe à Ghaza restera une marque d’infamie dans la conscience de l’humanité », soulignant que « personne dans cette salle ne doit rester silencieux face à ces projets. Le silence est synonyme de complicité ».

« Notre position doit être claire. Nous devons rejeter le déplacement forcé des Palestiniens. Tout le monde doit comprendre que les Palestiniens n’ont d’autre lieu que leur terre. Tout déplacement forcé est une violation flagrante du droit international, en particulier de l’article 49 de la 4e Convention de Genève », a-t-il ajouté.

L’Equateur, la Sierra Leone comme la Slovénie ont rejeté clairement le transfert forcé de la population civile en violation du droit international humanitaire et des droits de l’Homme, rappelant que la bande de Gaza fait partie intégrante du territoire palestinien occupé.

Le Royaume-Uni aussi a rejeté dans les termes les plus fermes toute déclaration proposant que les Palestiniens soient réinstallés en dehors de Gaza. Le Guyana et le Mozambique ont emboîté le pas aux autres membres, jugeant « inacceptables » les transferts forcés et les restrictions imposées à l’aide humanitaire.

La Suisse a également rejeté et condamné toutes les déclarations visant à expulser les civils hors du territoire palestinien occupé y compris de Gaza, rappelant que les Conventions de Genève interdisent le transfert forcé de populations qui peut constituer un crime de guerre.

APS