Gazoduc transsaharien : des «avancées considérables»

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Gazoduc transsaharien : des «avancées considérables»

Après les voix qui se sont élevées ces derniers mois, précisément du côté marocain annonçant la mort du projet de gazoduc transsaharien, le ministre des affaires étrangères nigérian Yusuf Maitama a remis, hier, le dossier sur le tapis en évoquant des avancées dans les travaux de réalisation, notamment du côté algérien et nigérian.

PAR ABDELLAH B.

Intervenant  à l’occasion du 7e sommet pour la paix et la sécurité en Afrique qui a pris fin hier à Oran, Yusuf Maitama s’est exprimé sur ce sujet en affirmant qu' »on constate des avancées considérables enregistrées dans la réalisation des travaux dans deux parties du projet, notamment en Algérie et au Nigeria.

Du côté nigérian, les travaux de réalisation de la ligne Abuja, Kaduna, Kano sont en progression ». « Il faut savoir que Kano est très proche de la frontière avec le Niger », explique-t-il.

Selon le ministre nigérian, un projet d’une telle envergure est d’une importance capitale pour les pays de la région, d’où son souhait de voir le rétablissement de l’ordre démocratique au Niger dans les plus brefs délais afin de permettre aux populations de
la région de bénéficier de ce genre d’infrastructure dans le développement économique et social des pays concernés.

En fait, même si des avancées concrètes ont été enregistrées dans les travaux de réalisation du projet en Algérie comme au Nigeria, la partie nigérienne patine ces derniers temps, en raison de la situation qui prévaut actuellement dans ce pays. « C’est pour cela qu’on insiste sur l’importante de l’institution de l’ordre démocratique en Afrique pour nous
permettre tous de bénéficier de ce genre de projets structurels.

L’Algérie et le Nigeria sont les plus importants producteurs de gaz sur le continent. On voit que nos voisins d’Europe souffrent d’un manque important en ce combustible », explique Yusuf Maitama. Selon ce dernier, il est important de tirer profit de la situation géopolitique et énergétique marquée par une forte demande sur le gaz, d’une part, et par une offre
stagnante, ce qui donne à ce projet un caractère stratégique, en fournissant d’importantes quantités de gaz pour le continent européen.

D’une longueur de 4128 km dont 1037 km en territoire nigérian, 841 km au Niger et 2310 km en Algérie, ce gazoduc va relier les champs gaziers du Nigeria (à partir de Warri), en passant par le Niger, à la frontière algérienne, pour se raccorder au réseau algérien. Il permettra d’écouler la production gazière nigériane, notamment sur les marchés européens. Sur son passage, le gazoduc transsaharien permettra également l’alimentation des régions du nord, du nord-est et du centre du Nigeria, ainsi que des pays du Sahel.

A. B.