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Gazoduc transsaharien : L’Italie comme partenaire ?

/Pour trouver une alternative au gaz russe, l’Italie s’est tournée vers l’Afrique. Ce pays qui est relié à l’Afrique du nord par plusieurs gazoducs a exprimé son souhait de voir les exportations africaines se multiplier pour couvrir les besoins en gaz, mais aussi devenir le nouveau hub gazier pour le vieux continent qui traverse aujourd’hui une crise énergétique très difficile à surmonter sans l’aide des pays africains producteurs de gaz.

D’après le journal Italien La Repubblica, lors de la visite de Draghi en Algérie les discussions n’ont pas été uniquement axées sur l’augmentation des exportations algériennes de gaz vers l’Italie, mais aussi sur la possibilité de dépoussiérer le projet de gazoduc transsaharien Nigal. Un pipeline qui s’étend sur plus de 4.000 kilomètres reliant les côtes du Nigeria au centre de production de pétrole et de gaz au cœur du Sahara algérien en traversant le Niger. Le Premier ministre italien Draghi aurait évoqué avec le Président Abdelmadjid Tebboune la possibilité de relancer le projet de gazoduc transsaharien. «Le continent africain pourrait constituer une alternative au gaz russe», écrit le journal Italien la Repubblica.

ENI apportera un soutien technique

Les accords d’Alger visent à porter les exportations algériennes vers l’Italie à 32 milliards m3 d’ici la fin de l’année 2023, mais aussi à ressusciter l’esprit Nigal qui permettra d’acheminer le gaz à partir de Nigeria pour l’approvisionnement du contient européen. «En échange, les Algériens auraient demandé un soutien au développement dans les prochaines années du secteur des énergies renouvelables et au renforcement de leurs infrastructures : parmi ces dernières, la relance du gazoduc Nigal, tant sur le plan technologique que comme appui politique. Dans le premier cas, l’Italie pourrait déployer Saipem, sa société leader des infrastructures énergétiques, dont l’actionnaire majoritaire est Eni», rapporte la même source. Lancé en 2009, le projet en question a rencontré de véritables soucis, notamment sur le plan financier, technique mais surtout sécuritaires dans la partie traversant le Niger contrairement au Nigeria qui a déjà annoncé la date de l’achèvement des travaux très prochainement. Pour ce qui est du cas de l’Algérie, le pays a déjà un réseau de canalisations qui permettra de transporter le gaz jusqu’à la Méditerranée. Il s’agit donc de l’implication de l’Italie dans la mise en place d’une infrastruction africaine pour acheminer le gaz sur ses territoires comme principale alternative au gaz russe. Avec l’intérêt affriché par l’Algérie pour la production du l’hydrogène, nouvelle source énergétique, le journal italien estime que la canalisation existante pourrait dans l’avenir transporter également de l’hydrogène vert vers l’Italie. Désormais, l’Italie s’apprête sérieusement à devenir le nouveau hub gazier de l’Europe dans les années à venir.  

A. B.

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