Gestion des déchets : L’Algérie veut s’orienter vers l’économie circulaire

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Gestion des déchets : L'Algérie veut s'orienter vers l'économie circulaire

PAR ASSIA T.

L’Algérie aspire à se lancer dans l’économie circulaire. « Le ministère de l’environnement et
des énergies renouvelables se dirige vers l’introduction de ce principe dans la loi relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets », d’après la ministre du secteur Fazia Dahleb, intervenue hier sur les ondes de la radio Chaîne 1.

Pour ce faire, son département s’est penché sur la révision dudit cadre réglementaire daté de 2001. Une démarche qui a été annoncée le 9 mai dernier en vue d’atteindre les objectifs de la stratégie nationale mise en place par le secteur.

En effet, il est question de parvenir à l’horizon 2035 à la valorisation des déchets au lieu de leur enfouissement, à travers l’exploitation de 30% des déchets ménagers, 30% des déchets spéciaux et 50% de déchets inertes.

D’après la ministre de l’environnement et des énergies renouvelables, « l’Algérie produit
l’équivalent de 13,5 millions de tonnes de déchets annuellement ». Alors que seulement « 9% de cette quantité sont actuellement recyclés », la valeur marchande de ladite quantité annuelle est estimée par les experts à environ 95 milliards de dinars. « 80% de ces déchets sont du plastique », a souligné la ministre.

Une matière qui fait l’objet du thème sous lequel a été célébrée cette année la journée internationale de l’environnement. Un facteur polluant auquel l’ONU veut trouver des solutions. Cette catégorie permet déjà la disponibilité de 15.000 emplois au niveau
national, d’après les statistiques avancées l’année dernière par le directeur général de l’agence nationale des déchets, Karim Ouamane.

Les déchets organiques, eux, représentent « 60% de la quantité produite en Algérie », selon la ministre de l’environnement. Très exploitée, cette ressource pourrait également contribuer à absorber le taux de chômage.

D’après les estimations déjà avancées, ce secteur peut créer 100.000 postes d’emploi. Des
atouts sur la base desquels Mme Dahleb voit qu' »il est temps de se lancer dans une économie circulaire », mettent en avant la nécessité d' »encourager l’investissement dans ces projets créateurs de richesses et les opportunités d’emploi dans ce secteur ».

C’est dans cette optique que des concertations entre les différents secteurs « sont en cours », a-t-elle fait savoir sur les ondes de la Chaîne 1. « Des textes d’application seront également élaborés afin d’encourager l’investissement dans le recyclage des déchets », at-elle indiqué.

Le secteur se dotera également « de centres de tri et de transformation de déchets en engrais », d’après la ministre. Les déchets organiques traités et transformés en engrais « seront ainsi utilisés dans l’agriculture », a fait remarquer la ministre, en évoquant la programmation « de formations au profit des collectivités locales responsables de centres de remblayage technique des déchets qui seront réceptionnés par les wilayas dès qu’ils
seront prêts ».

A. T