Ghaza : le massacre continue

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Agression sioniste sur Gaza : le bilan dépasse les 20.000 morts

PAR AMAR R.

Après plus de 70 jours de bombardements intensifs durant lesquels l’armée sioniste a arrosé le territoire minuscule de plus de 60.000 bombes, Ghaza continue de résister en dépit des massacres et des crimes de guerre commis sur les civils palestiniens, qui
ont éveillé les consciences au niveau planétaire, sauf ceux des dirigeants sionistes.

Aux pressions exercées sur lui et son cabinet de guerre par les familles des « otages », à l’effet d’engager des négociations devant aboutir à un cessez-le-feu et à négocier l’échange des « otages » contre prisonniers, la France, traditionnel allié de l’entité sioniste, y a aussi mis du sien, puisque la cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a exprimé hier les inquiétudes vives de Paris face à l’ampleur des victimes civiles et appelle à une trêve « immédiate et durable ».

En chef de guerre, le PM de sinistre nom, Netanyahu, demeure intraitable sur la question et préfère opposer une pression militaire sur le mouvement de la résistance palestinien Hamas pour obtenir la libération des « otages ». Car il considère la question comme « existentielle » pour l’avenir de l’entité qu’il dirige, en ce sens qu’un cessez-le-feu serait une victoire pour le mouvement de la résistance palestinienne, tant qu’il n’aura réalisé aucun des objectifs qu’il a assignés à son offensive terrestre sur Ghaza.

Après plus de 72 jours de cette campagne génocidaire durant lesquels son armée « la plus immorale au monde » s’est employée à exterminer la populations civile de Ghaza sous prétexte d’éliminer le Hamas, le mouvement de la résistance continue de lui administrer des leçons de bravoure en lui occasionnant des pertes colossales en soldats et matériel. L’entité sioniste en est ainsi réduite à inventer de fausses victoires, à montrer des découvertes d’armes automatiques et de tunnels. Sachant aussi que le mouvement Hamas
a assujetti les discussions pour la libération des détenus à l’arrêt de son agression barbare, l’entité sioniste, qui se sent prise en étau entre les pressions internes et internationales, et le bourbier de Ghaza, a opté pour la fuite en avant, en menant la guerre totale comme solution pour lui permettre de se tirer d’affaire.

60 morts et des dizaines blessés palestiniens ont succombé hier aux bombardements continus par les forces d’occupation sur diverses zones de la bande de Ghaza, ont indiqué des sources locales. L’artillerie de l’occupation avait tiré ses obus et ses armes sur
les citoyens, alors qu’ils tentaient de rentrer chez eux dans les quartiers de Tal al-Hawa, alSabra, al-Zaytoun, al-Shaiya et al-Daraj dans la ville de Ghaza, qui a entraîné la mort de martyrs, a rapporté l’agence Wafa.

Manifestations à Paris et Stockholm pour la Palestine

Pendant ce temps, plusieurs capitales européennes, dont Paris et Stockholm, ont été le théâtre de manifestations condamnant l’agression israélienne contre Ghaza. Ainsi, des milliers de personnes à Stockholm ont participé à une marche dénonçant l’agression israélienne contre la bande de Ghaza, en réponse aux appels de nombreuses organisations de la société civile, et ont exigé que ces attaques soient qualifiées de « crimes de guerre ».
Portant des banderoles appelant à « boycotter Israël » et « arrêter le génocide », les
manifestants ont également critiqué le soutien américain à Israël, l’accusant de participer aux « crimes de guerre commis par les forces israéliennes à Ghaza ».

A. R