Ghaza : un nouveau rapport de l’ONU accable Israël

0
297

Par Amar R.

C’est un constat sans appel que fait la commission d’enquête internationale indépendante des nations unies sur les crimes commis dans les territoires palestiniens occupés : l’entité d’occupation sioniste a tué et mutilé des dizaines de milliers d’enfants dans la bande de Ghaza.

La cheffe de la commission, Navi Pillay, l’a souligné hier lors d’une réunion sur le rapport de la commission onusienne, en marge de la 56e session du conseil des droits de l’homme des nations unies à Genève, ajoutant : «Il est également possible que des milliers d’enfants se trouvent sous les décombres à la suite des raids menés par l’armée israélienne sur Ghaza.»

Elle a noté en outre que la guerre que mène l’occupation sioniste contre la bande de Ghaza a gravement affecté les infrastructures nécessaires au bien-être des enfants, notamment les hôpitaux, les écoles et les services de base.

Cette déclaration vient appuyer le rapport présenté il y a une semaine par la commission d’enquête onusienne et qui a révélé que des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont été commis par l’armée sioniste durant l’agression contre la population ghazaouie.

 

Crimes d’extermination

«Israël est responsable d’extermination, de meurtre, d’utilisation de la famine comme méthode de guerre», a déclaré mercredi dernier le conseil des droits de l’homme des nations unies

«Les crimes contre l’humanité d’extermination, de meurtre, de persécution fondée sur le genre ciblant les hommes et les garçons palestiniens, de transfert forcé, d’actes de torture et de traitements inhumains et cruels ont été commis» par Israël, conclut dans un rapport de la commission d’enquête de l’ONU, créée en mai 2021 par le conseil des droits de l’homme.

Accusant les autorités sionistes d’être «responsables» de «crimes de guerre», la présidente de la commission, la Sud-Africaine Navi Pillay, a soutenu que «la seule façon de mettre un terme aux cycles récurrents de violence, y compris d’agression et de représailles de la part des deux parties, est de garantir le strict respect du droit international».

Navi Pillay accuse par ailleurs les autorités de l’entité d’occupation d’«entraver» ses investigations et de lui interdire l’accès aux territoires occupés, et demande que l’entité d’occupation «cesse immédiatement ses opérations militaires et ses attaques à Ghaza, y compris l’assaut sur Rafah».

 

Une confirmation des exactions de l’entité d’occupation

Ces déclarations constituent «une nouvelle confirmation de la part d’un organe de haut rang de l’ONU de ce que l’armée d’occupation israélienne a commis et continue de commettre dans la bande de Ghaza et dans tous les territoires occupés, des crimes et des violations qui n’ont d’autre justification que l’application du génocide, du nettoyage ethnique et des déplacements contre notre peuple palestinien», a déclaré le mouvement de la résistance Hamas.

Dans un communiqué de presse hier, Hamas affirme que “si nous apprécions l’effort international visant à documenter les crimes de l’occupation, à condamner ses violations et à obtenir une justice internationale, nous regrettons que la victime soit assimilée au bourreau, et nous refusons de continuer à répéter les accusations de l’occupation contre la résistance palestinienne, qui se sont révélées fausses à travers des rapports et des enquêtes indépendants”.

Ces condamnations des exactions sionistes par les institutions internationales ont lieu dans un contexte de poursuite de la guerre génocidaire que mène l’entité d’occupation contre la population palestinienne, qui entre dans son 257e jour consécutif. L’armée criminelle a encore tué nombre de citoyens palestiniens et en a blessé d’autres à la suite du bombardement par des chars appuyés par des avions de combat et des drones notamment dans la ville de Rafah qui a vécu hier une autre nuit d’horreur.

Dans un bilan non définitif, l’agression sioniste lancée depuis le 7 octobre 2023 contre Ghaza a fait plus de 122.000 victimes (37.372 martyrs et 85.452 blessés), dont la plupart sont des enfants et des femmes, et plus de 10.000 disparus dans un contexte de destruction massive et de famine qui a coûté la vie à des dizaines de personnes.

A.R.