Hichem Mesbah : «La ville de Annaba a une vocation culturelle»

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De notre envoyée spéciale à Annaba

 Heureux d’être au festival méditerranéen de Annaba ?

Oui. La ville de Annaba a une vocation culturelle. Ma première ici fut en 1988. À l’époque, j’étais étudiant en arts dramatiques à Bordj El-Kifan et notre enseignante, Hamida Aït El-Hadj, nous a sommés de nous déplacer pour assister au festival de théâtre qui avait lieu ici même. Évidemment, nous sommes venus avec nos propres moyens, même si on en avait peu. Je me rappelle encore de toutes les conférences, des spectacles ainsi que des débats houleux de l’époque. Il y avait quand même Alloula, Seddiki, Abdelkader Farah, Azzeddine Medjoubi, Benguettaf ou encore Sonia… Pour  les étudiants que nous étions, c’était le rêve. Je suis revenu pour les journées du film méditerranéen en 1997 avec Merzak Allouache, Moussa Haddad… Être là pour le festival du film méditerranéen en 2024 est finalement une sorte de retour naturel. Heureux également car agréablement surpris de la programmation. Que ce soit les courts ou les longs métrages, le niveau est très appréciable.

 Avez-vous des points en commun avec le personnage du chef Akli que vous avez interprété dans “Dar Lefchouche” de Djaâfer Gacem ?

La sensibilité ainsi que la cuisine ! Je suis bon cuisinier. Durant le mois de ramadan, je fais 60% des plats à la maison. Je suis même spécialiste dans la h’rira, la ch’lita et le pain.

Quel est le rôle que vous avez interprété et que vous affectionnez particulièrement ?

J’aime beaucoup le rôle de chef Akli dans “Dar Lefchouche” parce qu’il y avait énormément de recherches. C’était la première fois que je collaborais avec le réalisateur Djaâfar Gacem, pourtant on se connaît depuis plus de 30 ans, et je vous confie qu’il m’a casté. J’ai également énormément d’affection pour mon premier rôle dans “Aayla ki ennas” (une famille comme les autres) pour lequel j’ai dû batailler.

Si vous étiez dans une île déserte et que vous deviez emmener un seul film algérien, ça serait lequel ?

“L’Homme qui regardait les fenêtres” de Merzak Allouache, avec l’immense Allel El Mouhi qui a formé énormément de comédiens. J’aurais tellement voulu jouer dans ce film.

Est-ce qu’un jour, nous pourrions vous revoir sur scène dans “Les folies berbères” aux côtés de Athmane Bendaoud ?

Oui et pour bientôt. Une tournée au Canada ainsi qu’aux États-Unis est prévue.

 Un pronostic pour la finale de la coupe d’Algérie ?

Le CRB bien sûr. La coupe ira à Belcourt inchallah.

D.M.