Instrument de soumission des Etats : Le recours à l’endettement extérieur exclu

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Par Djilali B.

A l’occasion de la journée internationale du travail, célébrée cette année à la maison du peuple, siège de la centrale syndicale UGTA, le président de la République, qui avait tenu à faire de cet important rendez-vous international un instant symbolique pour annoncer, même si le propos, à ce sujet, est moindre dans la conjoncture et les attentes des travailleurs, son engagement d’éviter de laisser retomber le pays dans l’endettement.

Cette problématique même lointaine pour l’instant a été évoquée par Abdelmadjid Tebboune, dans son allocution hier, où son propos a sonné comme un serment tant le président de la république a pris un engagement dans lequel il épargne au pays «un endettement extérieur» synonyme d’une dépendance étrangère qui est, elle-même, significative d’un assujettissement certain, à la fois à la banque mondiale et au fonds monétaire international, le FMI, qui éditent leurs règles pour des restructurations économiques qui n’ont jamais sorti des pays de la dépendance de ces institutions. Est-il d’ailleurs reconnu par ces institutions de l’inefficacité de ces recettes, qu’il est aujourd’hui appelé à revoir ces mécanismes.

Les dégâts économiques provoqués par les plans d’ajustement structurel imposés à l’Algérie et d’autres pays offrent maintenant à voir des «affres sociaux» provoqués par ces formules.

Le président de la République a rappelé à juste titre la période où, sans le dire clairement, la douloureuse période où l’Algérie était presque en cessation de payement. L’Algérie, pour rappel, a vécu cette phase financière négative où l’impact social a été le plus catastrophique, en ce sens qu’il a déclenché des émeutes. En effet, il a été démontré que les injonctions des deux pourvoyeurs de crédits finançaient des programmes libéraux et antisociaux.

Partant de ces constats établis de sérieuses études, de la douloureuse expérience, le président de la République a assuré de ne jamais se soumettre à un endettement extérieur.

L’engagement du président de la République est à prendre sérieusement en compte, dans la mesure où, partant de paramètres objectifs liés à la santé financière du pays, et compte tenu de sa balance commerciale, le pays est en mesure d’assurer son autonomie économique. Plus clairement, il dispose de suffisamment de ressources qu’il n’a nullement besoin de recourir aux crédits internationaux aux conditionnalités restrictives sur les programmes socioéconomiques.

Et c’est de bonne guerre de refuser, de rejeter cette option qui avait par le passé provoqué la révolte populaire d’octobre 1988, sans pour autant apporter la solution attendue.

La procédure s’est davantage aggravée, par-delà les critères socioéconomiques astreignants, au point de remettre en cause la souveraineté des Etats par redevance. Et c’est partant de ces paramètres portant atteinte à la souveraineté nationale en édictant des règles socioéconomiques intruses dans les usages des pays que le chef de l’Etat a décidé de mettre fin à cette forme de soumission économique.

D.B.