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La «North Africa Risk Consulting» l’a souligné hier : «L’Algérie, un arbitre neutre des conflits internationaux»

/Le rôle de la diplomatie algérienne dans la résolution des conflits est de plus en plus souligné par de nombreux diplomates et officiels qui font remarquer le retour du pays sur la scène internationale en voulant pour preuve le ballet diplomatique à Alger des ministres des Affaires étrangères espagnol, italien et portugais, ainsi que le secrétaire d’Etat américain.

Médiateur puissant

Une posture que confirme d’abord le choix récent porté par la Ligue arabe sur le MAE algérien, Ramtane Lamamra, pour mener la mission de bons offices dans la crise russo-ukrainienne. Laquelle s’inscrit en fait dans le prolongement d’une longue histoire de médiations algériennes réussies, qui place l’Algérie comme un «médiateur puissant» capable de contribuer à résoudre le conflit armé actuel en Ukraine, selon le diplomate et ancien Premier ministre français sous Chirac, Dominique de Villepin. Et, pour trouver aussi des solutions au conflit au Mali et en Libye, comme le signale le département d’Etat américain, qui salue l’engagement et les efforts de l’Algérie pour un règlement pacifique des conflits dans la région, notamment en Libye où elle œuvre pour une solution politique sous l’égide de l’ONU. Sur ce registre, on peut citer aussi le Washington Institute qui a salué la fermeté et l’impartialité de la diplomatie algérienne face aux crises, en soutenant la situation intérieure stable de l’Algérie qui l’a aidée à adopter une diplomatie basée sur le principe de neutralité, et faisant référence à la visite d’un certain nombre de diplomates pour s’entretenir avec le président Tebboune. Un hommage à la diplomatie algérienne  a été rendu aussi par le président de «North Africa Risk Consulting» et professeur des sciences politiques à l’Université américaine Fordham, Geoff Porter, dans une analyse publiée, récemment, par le think tank «The Washington Institute for Near East». Cet analyste a en effet souligné que les Etats-Unis d’Amérique «devraient reconnaitre la valeur de la stabilité politique et économique retrouvée de l’Algérie», en appelant Washington à «soutenir la position algérienne privilégiée de médiateur de la paix dans les conflits» dans la région.

Washington pour soutenir la position algérienne

Commentant les positions de l’Algérie dans les conflits internationaux, le président de «North Africa Risk Consulting» a affirmé que «l’Algérie ne s’engage presque jamais dans la diplomatie quid pro quo». «Une fois qu’elle adopte une position de politique étrangère, l’Algérie a tendance à la maintenir. Le plus souvent, cette position consiste à se présenter comme un arbitre neutre des conflits internationaux plutôt qu’à choisir son camp», a-t-il souligné.

Une diplomatie en progression

L’analyste américain estime que l’Algérie «progresse en politique étrangère», faisant remarquer, à ce propos, que de nombreux diplomates ont demandé des audiences avec le Président Tebboune, citant, entre autres, les ministres des Affaires étrangères espagnol, italien et portugais, ainsi que la sous-secrétaire d’Etat américaine. Il a fait savoir également qu’après la visite du secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, à Alger le 30 mars dernier, «le Premier ministre français, Jean Castex, sera à Alger dans les semaines à venir, tandis que le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, est attendu à Washington en avril courant». Et ce avant de rappeler que lorsque M. Abdelmadjid Tebboune a été élu président de la République fin 2019, «il a exécuté sa feuille de route vers la Nouvelle Algérie», à savoir «institutionnaliser les valeurs revendiquées par les manifestants du hirak, adopter une nouvelle Constitution et organiser des élections législatives, suivies d’élections locales».

A. R.

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