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Lamamra : «L’Algérie ne fera la guerre qu’en  légitime défense»

/En évoquant les relations avec le Maroc, le chef de diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a affirmé que les relations avec le voisin de l’ouest «ne se sont pas dégradées juste à la faveur de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques, cela a été le couronnement d’un processus de dégradation de cette relation avec la partie marocaine menant une véritable guerre de 4e génération à la nation algérienne».

Il a estimé qu’«une explosion était là, et nul ne pouvait la stopper face à la dégradation de cette situation et dans sa sagesse, l’Algérie a opté pour la rupture des relations diplomatiques qui est un acte civilisé et qui se retrouve dans les pratiques de toutes les nations du monde». Selon M. Lamamra, les deux pays vivent sans relations diplomatiques, et «ce n’est pas la première fois que cela nous arrive, c’est déjà arrivé à l’initiative de la partie marocaine dans le passé». La solution aux problèmes de la région «ne résident pas dans la fuite en avant telle celle qui consiste à inviter des dirigeants israéliens qui viennent à nos frontières menacer l’Algérie à partir du territoire marocain. Ou celle qui consiste à développer des slogans qui n’ont rien à voir avec la réalité et faire assumer cela par un appareil de propagande qui ne recule devant aucune calomnie.»

«Les gesticulations du Maroc ne pourraient nous impressionner, encore moins nous intimider»

Se voulant rassurant, le MAE algérien, Ramtane Lamamra dira : «Rassurez-vous, l’Algérie ne fera la guerre qu’en  légitime défense. L’Algérie a trop connu les affres de la guerre coloniale pour souhaiter s’engager dans une confrontation armée avec un pays voisin. Il faut se demander si ceux qui développent la coopération militaire avec des puissances militaires étrangères n’ayant aucun relation avec la région Nord-Africaine ne sont pas ceux qui parient sur le pire». Sur les intentions de Rabat, il a fait remarquer «une escalade de la part des autorités marocaines», en voulant pour preuve des importations massives d’armement, des alliances militaires d’un type nouveau, ce qui est la réalité à nos frontières nationales».  Pour ce qui est des écrits de presse sur les capacités militaires du voisin de l’ouest, Lamamra a estimé qu’«il y a beaucoup de calculs erronés de Rabat, mais c’est sous-estimer l’Algérie, le peuple algérien et son histoire que de croire que telles gesticulations pourraient nous impressionner encore moins nous intimider».

«Erreur historique» de Trump

La décision de l’administration de reconnaitre la prétendue «marocanité» du Sahara Occidental était «une erreur historique», a-t-il jugé en précisant que «la décision était erronée et a été faite pour des considérations autres que la valeur juridique, humaine et politique du dossier sahraoui. Et que cette décision ne grandit pas l’administration Trump, mais cela fait partie de son bilan négatif».  Il a fait constater que «l’administration américaine soutient M. De Mistura, que les Etats-Unis sont toujours le porte-plume pour la rédaction de la résolution du conseil de sécurité sur le Sahara Occidental et que cette littérature du conseil de sécurité de l’ONU dispose toujours qu’une solution mutuellement acceptable pour les deux parties -Front Polisario/République sahraouie et royaume du Maroc-, garantissant le droit à l’autodétermination du peuple du  Sahara Occidental».  Les consultas dans les parties occupées du Sahara occidental sont «une vaste mystification», a estimé M. Lamamra en arguant que sur le plan juridique, cela ne signifie rien qui vous donne la souveraineté, car «la souveraineté appartient au peuple sahraoui qui l’exerce à travers un referendum d’autodétermination». Enfin, il s’agit d’«un geste de propagande qui n’a aucune portée juridique ou politique», a-t-il souligné.

A. R.

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