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Le front social passe à l’action

/Fin de pause dans le secteur de l’éducation qui connaîtra à partir d’aujourd’hui une action de débrayage de deux jours, à savoir les 2 et 3 novembre, initiée par le Cnapeste. Une grève cyclique qui paralysera sans doute les écoles algériennes mais par laquelle le syndicat marque sa détermination face aux autorités.

 «Nous avons décidé de mener une grève cyclique de deux jours qui sera certainement suivie par d’autres actions de protestation dont nous déciderons lors du conseil national qui se tiendra les 5 et 6 novembre. Par cette action, nous exigeons la satisfaction de nos revendications socioprofessionnelles face auxquelles la tutelle continue à faire la sourde oreille», a affirmé Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Éducation.  Considéré comme l’un des syndicats les plus représentés dans le secteur, le Cnapeste revendique l’amélioration du pouvoir d’achat de l’enseignant et des travailleurs du secteur, qui est au plus mal avec la dévaluation vertigineuse du dinar. Il exige aussi de la tutelle de traiter sans tarder le dossier du logement que le syndicat considère comme une priorité et cela pour assurer la stabilité de l’enseignant. Parmi les autres revendications, on retrouve aussi le sujet de la retraite qui est remis sur la table ainsi que les questions des œuvres sociales et la mise à jour de l’allocation.  Sur le plan professionnel, le syndicat appelle à l’allégement du volume horaire et la régularisation de la situation des enseignants de l’enseignement technique en leur assurant une promotion automatique au poste d’enseignant formateur.

«Le personnel de la santé souffre le martyre» 

Le secteur de la santé, ne sera pas non plus épargné par la colère du front social et connaitra demain une journée de protestation initiée par l’intersyndicale de la santé formée par le Snapest, le Snechu et le SAP. Une action qui intervient suite au retard observé dans l’application des directives du président de la République concernant le versement de la prime Covid aux personnels de la santé et aux ayants droits des professionnels décédés suite à une contamination par le virus. Les syndicats du secteur revendiquent aussi une augmentation des salaires qu’ils jugent comme incompatibles avec la réalité mais aussi la hausse du point indiciaire. «Le personnel de la santé publique souffre le martyre et les choses se sont vraiment aggravées avec la crise sanitaire. Certains vivent dans des conditions vraiment dérisoires et j’estime que cela est injuste pour des personnes qui n’hésitent pas à se sacrifier pour assurer le service public. Il s’agit de notre première action pour cette rentrée sociale mais elle sera sans doute suivie par d’autres actions en cas de non satisfaction de nos revendications», a indiqué Ghachi Lounes, président du Syndicat national des paramédicaux.

W. S.

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